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CHAPITRE NEUVIÈME

NOTE B

a En Europe, on est trop porté à méconnaître la haine invétérée des musulmans contre tous ceux qui ne sont pas de leur religion, et surtout contre les chrétiens. Aujourd’hui la force est à la chrétienté , ils sentent qu’ils .seraient mis au ban, et dépouillés de tout bénéfice du droit des gens, s’ils ne dissimulaient l'esprit qui les anime; et lorsque leur férocité se traduit de loin en loin par quelques-uns de ces actes qui font frémir l’Europe (les massacres de la Syrie, etc.], ils s’empressent de les désavouer, et l’opinion publique les explique trop aisément par celle tendance à la cruauté qui persiste malheureusement au fond des races les plus civilisées. Quand on a surpris le musulman dans sa vie intime; quand on l’a vu agir lorsqu’il se croit hors de portée do cette opinion publique de l’Europe qui pè-^e sur lui, l’obsède, et en fait cet être rusé, astucieux, dédaigneux, fastueux et arrogant qui induit en erreur tant de nos coreligionnaires, et les leurre de l’espérance de leur transformation, on est convaincu que ses moindres actes sont inspirés par un fanatisme implacable, et un ne s’étonne plus que, dans cette lutte sans témoins, au centre de l’Afrique, il ail o.sé entreiirendre d’etfacer le christianisme en arrêtant la génération dans tout un pajs peuplé de tant de millions d’hommes a, c’est-à-dire qu’il ait introduit la coutume de u pratiquer l’éviration sur l’ennemi à terre. » (Douze ans dans la haute Ethiopie, par M. Arnanid d’Abbadie, t. I'', p. 224; Paris 1868. Excellent et très-remarquable ouvrage, écrit par l’un de nos voyageurs et investigateurs les plus éminents.)

D’après lo Coran pour le musulman, et d’après le Talmud pour le Juif, le chrétien est une brute dont il est méritoire de se débarrasser. Le Coran est donc le plus grand obstacle imaginable à la civilisation, à la fusion des races, à l’union de l’Arabe au Français, au chrétien I

Tout mahométan est missionnaire, et son instrument de conversion est le sabre; son paradis sur la terre et au ciel, c’est la possession des voluptés; on d’autres termes, son bonheur est dans ces mots; divorce, polygamie, débauche atroce et meurtrière. — En somme, le principe suprême dont le Coran remplit l’intelligence et le cœur de son disciple , c’est mépris , haine et mort à quiconque refuse d’étre avec Mahomet. Le résultat de sa politique, au sein des empires que lui créèrent ses immenses conquêtes, ce fut une mortelle épaisseur d’ignorance, une ignoble dégradation, la crapule, l’extermination (de nos jours même en Syrie) et la dépopulation de contrées florissantes changées en déserts. Partout donc où le Coran a régné, nos yeux nous démontrent que son sectateur est devenu non point un homme civilisé, mais un desirucleur de la civilisation, un barbare; et, favoriser la doctrine, la croyance, qui fait de cet homme ce qu’il est, c’est favoriser la barbarie. — C’est pourquoi, dans la séance du 46 au 17 juillet 4868 du Corps législatif, l’un des hommes les plus avancés de l’opposition, M. Favre, dit au ministre d’Etat : « Vous ne devez pas vous faire

prédicant de religion^ et surtout de religion musulmane ! » Paroles de haute raison! Et pourtant le ministre de laisser tomber du haut de la tribune française cette prodigieuse réponse :

U L’honorable M. Jules Favre est étonné que des enfants élevés dans la religion musulmane étudient le Coran , et y puisent des leçons de morale et de respect qui y sont écrites en paroles élevées et en grandes pensées. Les sociétés qui ne seraient pas fondées sur de grands principes de morale ne vivraient pas longtemps, et la société musulmane a occupé une grande partie de la terre. Il ne faut pas avoir ces dédains; et lorsqu’on m’interrompt pour me dire qu’il faut enseigner aux populations musulmanes la civilisation, qu’on me permette de répondre que les sociétés ne se transforment pas en quelques jours, sous la parole plus ou moins véhémente de quelques orateurs, et qu’il faut le temps, le labeur, l’effort quotidien, pour qu’une nation qui est coulée en granit dans ses institutions puisse être graduellement fusionnée, transformée et absorbée par une civilisation nouvelle. (C’est vrai 1 — Très-bien I très-bien I »)

Une civilisation nouvelle ! nous dit-on. La loi du sabre et du fatalisme aurait donc été la loi d’une civilisation? Mahométisme et civilisation n’avaient cessé jusqu’à ce jour de se prendre pour les deux antipodes; et ce que les évêques, ce que les hommes éclairés de l’Algérie demandent depuis bientôt quarante ans, c’est que, sous le régime de la liberté de conscience , on commence enfin à permettre aux civilisateurs du christianisme « le labeur et l'effort quotidien » nécessaires à transformer ces barbares de granit en membres vivants d’une civilisation honnête. Animé sans doute d’excellentes intentions, M. le ministre d’État, cet homme doué d’une intelligence si grande, tiendrait un tout autre langage , et n’aurait point les Juifs pour auxiliaires, s’il savait un peu mieux le Coran , le petit catéchisme des catholiques, l’histoire cle la civilisation européenne, et l’histoire si mal et si peu connue de l’Église.

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