CHAPITRE NEUVIÈME
car nul ne saurait iipaginer un principe de civtliaalion qui n’émane de la loi chrétienne, héritière de la loi de Moïse.
Mais après nous être permis de suivre pendant quelques pas les réflexions qui sortent de notre sujet, hâtons-nous d’y rentrer.
NOTE
Les Juifs nous donnent eux-mémes des documents qui deviendraient précieux dans une enquête sérieuse. Ainsi lisons-nous ces mots dans une de leurs revues, à propos de Morlara père, accusé de s’étre fait chrétien ;
Comment! M. Mortara, — « celui qui a fait appel à la protection, à la sympathie du judaïsme universel, et s’est rendu à Paris, à Londres, eù il a obtenu de la part de nobles et généreux coreligionnaires des sommes considérables, aAn qu’il pêt rétablir ses affaires, ruinées par le erimede Bologne; M. Mortara, après avoir ainsi, au nom de son malheur, exploité la charité et la sainte fraternité Israélites, aurait commis une honteuse trahison? Non, nous ne le croyons pas, nous ne voulons pas le croire! La perversité humaine n’est pas encore arrivée jusquelà I » Univers israélite, VII, p. 294-6; 1867.
B L’Alliance israélite universelle, nous disent les Archives israélites, a reçu un legs de 55,000 fr. désir Scott, dont l'exécuteur tcstiiinentaireesl le baron Arthur de Rothschild, à Londres. » Or, ce seigneur, ce gentilhomme, était un pseudonyme, c’était tout simplement un Juif du nom de Blumenthal, qui a combattit sous Garibaldi, reçut une blessure, laquelle lui valut le grade d’officier, avec la décoration de l’ordre ilalien » (croix de Saint-Maurice, etc.); c’était un Israélite zélé, ardent défenseur de notre cause. Lors de l’expédition de Garibaldi, en 1 860, il avait demandé au général la permission d’aller à Rome, avec quelques compagnons déguisés en capucins, pour enlever le jeune Mortara. C’est par suite d’un départ imprévu que celte tentative ne put avoir lieu. Sir Scott (ce Juil^ aimait à faire le bien sous le voile de l’anonyme... Rarement de nos jours on n’étale pas son nom dans de telles circonstances. » (Sic, car nous ^e corrigeons point ce style !) Archives israélites, p. 391-2, 1*'' mai 1867. — Voir en mille endroits les cris de haine du Juif contre Rome. Ib., Arch. isr., p. 9, 14, 15, etc., l" janvier 1869.
NOTE
B Je me résume, Monsieur le Maréchal. Au fond. Votre Excellence m’adresse deux accusations, et toutes deux ser ont le plus grand honneur de ma vie. L’une est d’avoir soulevé le premier, et un peu trop, selon
vous, le voile funèbre qui cachait aux yeux de la France les malheurs de l’Algérie. Si c’est un crime, il est le mien, etc. » — Lire la suite, et ce que nous avons omis de cette admirable lettre. Le système suivi jusqu’à ce jour, et qui fut si favorable au Coran, eut-il un résultat politique? Réponse : « Vous me disiez qu’en cas de guerre européenne on ne pourrait pas compter ici sur la fidélité de vingt indigènes, en présence d’une insurrection. » Que penser de ce résultat? « — Moralement, ils ont pris nos vices, sans acquérir aucune de nos qualités, etc., etc. »
Mgr de Lavigerie écrivait en outre à la Gazette du Midi, le 1 1 mai, une lettre rendue publique, où nous lisons entre autres cette phrase : « Comme homme et comme Français, je crois pouvoir direque je m’associe aux vœux unanimes des colons de mon diocèse, et que je désire avec eux la modification d’un système qui étouffe toute vie en supprimant toute initiative et toute liberté, s — A la suite de cette lettre, nous lisons dans la Gazette du Midi ; « Il est temps de savoir qui commande dans notre colonie? Est-ce la puissance publique, ou bien une puissance occulte? Est-ce le chef de l’État?... ou bien est-ce cette déplorable centralisation peuplée de ci-devant saint-simoniens et de turcs déguisés en Français, ayant à leur tête, comme influence ténébreuse, mais prépondérante, un homme qui s’était fait musulman, et que la presse algérienne désigne sous le nom du Renégat. On sait trop bien en Algérie tout ce que cette influence active et multiple... a fait pour paralyser les résultats espérés du dernier voyage de l’Empereur, etc. » E. Roux, et Monde, 15 mai 1868.
’ Parmi lesquels des Juifs bien couuus.
NOTE A
Si nous ajoutons quelque foi à la parole d’un Pape, qui s’énonce en plein jour, au milieu de tout un peuple témoin de ses actes, nous jugerons par l’allocution suivante de ce que Pie IX eut à souffrir des ingérences de la diplomatie de certains gouvernements entraînés par les Juifs. Et que diraient ces gouvernements si le Pape, au nom de la justice , et non plus d’un libéralisme arbitraire , se plaçait dans leurs États, par l’entremise de ses diplomates, à la tête des réformes les plus légitimes?
Il s’agit d’une circonstance où le jeune Edgard Mortara lui-même s’avance à la tête de ses camarades du séminaire, qui l'ont délégué pour offrir à Pie IX l’hommage d’un le’ger présent. Le Pape l’accueille, et, sans se livrer à la moindre allusion contre les Juifs, excitateurs de tout le tapage diplomatique qu’il va signaler, il rappelle au jeune baptisé lui-même les incessantes calomnies dont son éducation chrétienne devint le prétexte ; « Vous m’êtes bien cher, mon fils, parce que je vous ai acquis pour le Christ à un très-grand prix. — Vous m’avez coûté une bonne rançon ! — A cause de vous, un déchaînement universel a éclaté contre moi et contre ce Siège apostolique. Des
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gouvcrnc-menls et des peuples, des puissants de ce monde et des journalistes, qui .^ont aussi les forts de vos jours, m’ont déclaré la guerre. Des rois mêmes se sont mis à la tête de cette campagne, et ont fait écrire par leurs ministres des notes diplomatiques. Tout cela à cause de vous. Je passe sous silence les rois. Je ne veux rappeler que les outrages, les calomnies et les malédictions prononcés par une foule innombrable de simples particuliers qui paraissaient indignés de ce que le bon Dieu vous a fait le don de sa vraie foi en vous tirant des ténèbres de la mort, où votre famille est encore plongée. — On s’est plaint surtout du sort qui aurait été fait à vos parents parce que vous aviez été régénéré par le saint Baptême, et que vous avez reçu une instruction telle qu’il a plu à Dieu de vous l’accorder. — Et personne cependant ne me plaint, moi, le. Père de tous les fidèles, à qui le schisme arrache des milliers d’enfants en Pologne , ou cherche à les corrompre par son enseignement pernicieux. — Les peuples, ainsi que les gouvernements, se taisent au moment où je crie en gémissant sur le sort de cette partie du troupeau de Jésus-Christ, ravagée par les voleurs en plein jour. — Personne ne bouge pour courir au secours du père et de ses enfants! » (A Sainte-Agnès, 12 avril 1867.)
Plus prévoyant, plus loyal que ses aveugles coreligionnaires, le célèbre financier Mirés donnait aux Israélites, scs frères, un conseil que lui avaient dicté la sagesse et le génie. C’était de se déclarer hautement, non point les accu.sateurs injustes et implacables, mais les reconnaissants et généreux défenseurs du Souverain Pontife, réduit à hisser sur le vaisseau de l’Église le pavillon d’alarme et de détresse. O A mon avis, leur criait-il, l’émancipation des Juifs en France leur crée des devoirs qu’ils ne peuvent enfreindre sans porter atteinte à leur propre sécurité; ces devoirs, le patriotisme les dicte, car ce patriotisme correspond à l’intérêt général K »
«,Les républicains de 1848 avaient parfaitement compris qu’étendu à tout le monde, le pouvoir politique devenait la propriété du prolétariat. Pour moi, le sulTrage universel en permanence, c’est la force légalisée; et je ne puis oublier que, le jour où la force commande, le. droit a péri. C’est ce sentiment dominant dans mon esprit qui m’a attaché à la puissance temporelle du Pape, quoique appartenant à la communauté juive! Aussi, en défendant le droit représenté par le pouvoir temporel des Papes, ai-je la prétention de défendre en même temps la société et mes coreligionnaires ’•*/ »
« Je considère ce pouvoir comme le dernier rempart des sociétés modernes. Et si, par la ro/onté du prolétariat, décoréede ce grand nom de suffrage universel, il devient licite d’arracher à la papauté ses possessions dix fois séculaires, ce même droit, cette même légalité, s’étendra nécessairement à toutes propriétés, dès que l’intérêt du plus grand nombre l’exigera, c’est-à-dire dés qu’on prétendra qu’il l’exige.
* Archives israél.^ IX, p. 390, 1" mai IS68.
^ M. Mirés n>»t pas le seul IfraéÜte de son avis , mais malheur à qui riinile ! Lire itracl.^ VI, p. 286, février 1867.
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Mallieur alors aux minorités! Que ces minorités soient civiles ou religieuses, elles succomberont toutes t. o
Et les Juifs sort partout une minorité.
Le despotisme à dix mille tètes les traitera comme les traite ailleurs le despotisme à une tête. Citons un exemple, entre mille, de cedernier.
On écrit à la Nouvelle Presse librt, à la date du 20 juillet 1868 : « Le gouvernement russe ne cesse de travailler dans la Lithuanie, et même en Pologne, à l’extirpation du catholicisme. Il a été formé à cet effet des commissions destinées à transformer les églises catholiques en églises schismatiques, et à convertir la population avec le knout, au besoin. Toutefois, la presse russe ne se contente pas de la persécution d’une seule confession, et elle attaque à présent une autre religion largement représentée dans le pays, c’est-à-dire la religion juive. Tous les journaux russes sont remplis d'invectives des plus violentes, dont voici le sens : « Dans la Russie tout entière, il faut que tous les habitants soient de vrais Russes. Un vrai Rus-e tie peut être que schismatique. Abstraction faite de ce que les Juifs se distinguent des Russes par leur religion détestable et impie, ils doivent, pour d’autres
motifs, être considérés comme des ennemis de la Russie
» ü’un autre côté, les Juifs sont pour nous très-dangereux en Pologne, et même plus dangereux que les Polonais, parce qu’ils possèdent la plus grande partie des capitaux, parce qu’ils tiennent dans leurs mains le développement économique futur du pays, et enfin parce qu’ils montrent plus d’attachement pour les Polonais que pour nous. Qu’on les chasse donc de la Pologne 1 II faut que l'on relègue les Juifs dans les provinces les plus éloignées, au milieu des contrées russes pures de l’empire, au delà de Moscou, de Kasan, par exemple, et que l’on attire en Pologne et en Lithuanie des négociants russes à la place des Juifs. Dans le cas où cela serait difficile, ou impossible, on devrait alors forcer les Juifs o renoncer au commerce, elles transformer en ouvriers et en laboureurs. Le Journal russe de Saint-Pétersbourg, Viedomosti, est le plus modéré entre tous, et il s’exprime ainsi : «Nous pouvons et nous devons haïr et mépriser les Juifs. 11 faut que nous écartions celle engeance du monde, mais comment? »
» lin attendant, les Juifs de Wilna sont tombés dans une telle pauvreté qu’il n’est pas rare d’en voir mourir de faim. Tous les journaux russes (IFfedomosti , Wiestnik, Golus, etc.) se réjouissent de tels faits et s’écrient : « Les Juifs se perJront tout seuls, si, peu à peu, on leur enlève leurs biens et leur avoir. Il faut en faire des mendiants ; de cette façon on est certain qu’ils se russifieront d’eux-mèmes.
» Voilà les vraies visées des Mongols. Nous nous arrêterons là; ce que nous en avons dit suffit pour édifier le monde sur la lulérance russe. » — Les Juifs ne trouvent-ils pas dans ces lignes une leçon de lulérance et de justice?
* LcurL- de M. Miré* à M. Cuclievai-Clarigiiy , rcdacltur en chef de ta Presse, 9 novembre 18ti(i.