‹ Le juifChapitre 195 sur 312 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

mot, pourrait-il acheter, saurait-il construire ou manœuvrer, au profit de ses intérêts et de ses doctrines, les grandes machines de guerre de la presse?...

Les services que le Juif doit h la presse se peignent dans les paroles mêmes dont les Archives israélius chatouillent les oreilles réjouies d’Israël, et ces paroles sont assez claires pour que chacun de nous en saisisse le sens et la portée. Car ce que le Juif appelle intolérance et préjugé, fanatisme et barbarie, ce sont les principes mêmes de la croyance et de la civilisation chrétiennes; nous le savons, et nous ne pouvons nous y laisser décevoir : « Si les préjugés diminuent, nous dit une des grandes revues' judaïques, c’est que nos paroles et nos écrits se répandent; c’est que les livres et les journaux Israélites agissent de > proche en proche. » Rien en effet n’est plus efficace, « pour nous garantir contre le retour des excès, que le développement de nos travaux littéraires'. » Il n’y a plus, il est vrai, « que de rares contrées où les droits de nos frères soient méconnus. On peut dire que l’intolérance et le fanatisme sont vaincus, mais les préjugés ne le sont pas, ils subsistent toujours. On les trouve dans tous les pays, dans les plus avanicés comme dans les plus arriérés, et dans toutes les classes, dans les plus éclairées comme dans les plus illettrées*. »

En un mot, le mal dont le Juif se plaint de souffrir a conservé dans le sol quelques racines; c’est-à-dire que les principes civilisateurs du christianisme ont encore quelque vie; c’est-à-dire que la presse judaïsante, malgré l’éclat et l’immensité des succès qu’elle avoue, ne nous a point assez judaïsés encore! Cependant, aujourd’hui, peu de gens informés, et nous devons accentuer ici les assertions dont le

' Nul à peu près, et même parmi les plus intéressés à les connaître, ne lit de livres et de journaux ostensiblement juifs; le public en sait à peine l'existence. Il est donc clair que ces livres et ces journaux israéliles sont ceux qu’inspire, aûn de nous former l'esprit et le coeur, le comité directeur du judaïsme, celui qui, dans son concile œcuménique de 1869, nous dit quels principes font les affaires du Juif. Cidessus, premières pages do ce chap. x.

* Archives israéliles, XIV, p. 607 ; 1866; lé., XVII, p. 760.

public sera le juge suprême, ignorent que, dans notre Europe, la presse a laissé passer entre les mains du Juif la partie la plus considérable de sa puissance

Eh quoi! la presse se plier au joug des fils de JudaP O blasphème I Et quel langage nous expliquerait le phénomène de servilisme d'une puissance que nous, savons être si fièreP Comment! les champions les plus tapageurs de la liberté, les représentants les plus libéraux de la presse . européenne, ne gouverneraient le monde, — s’il est vrai que les Juifs soient leurs souverains, — que sous les gages et la verge d’un monarque qui se dit paria?

Le mot de l’énigme est assez simple; il nous suffira d’ajouter peu de chose à sa transparence, et peut-être alors apparaîtra-t-il quelque raison passable de conclure que les rois de la finance sont les souverains d’une immense région dans le domaine de la presse.

Quelques lignes, et dont aucun honnête homme ne se blessera, doivent rappeler ici que, parmi les écrivains de la presse, les uns sont des gens de parti, mais emportés par des passions ardentes et souvent généreuses, dont l’essor les élève au-dessus des bassesses de l'écrivain qui se vend; ceux-ci, nous les plaignons, et nous sommes loin de les mépriser; nombre d’entre eux ont conquis notre estime, et notre espoir est que leurs préjugés se noieront on jour dans les flots de la lumière. D’autres, plus réfléchis et surtout plus éclairés , sont des hommes de conscience et de dévouement : le camp des catholiquet en fourmille; d’autres encore se rangent au nombre des hommes viciés, corrompus, créés pour l’adoration et le service du mal : les beautés de la religion du Christ leur sont un objet d’horreuri D’autres enfin, simplement plats et vils, se sont faits, sous l’inspiration de leurs besoins ou de leurs sens, valets de plume. Et qui n’a vu maintes fois, avec nous, tantôt celui-ci, tantôt celui-lb, soldat le matin d'une dynastie déchue, protectionniste accentué, champion valeureux d’une idée quelconque, se trouver le soir même l’homme du gouvernement en pied,

Page 1