‹ Le juifChapitre 221 sur 312 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

Jusqu’ici l’éclat de sa supériorité ne resplendit encore que dans les genres qui donnent à l’ambitieux , a l’bomme cupide et sensuel , dont le but unique est la conquête et la jouissance des biens de ce monde, un irrésistible ascendant sur autrui : supériorité dans l’art, dans la science d’exploiter l’bomme qui possède, l’homme qui produit, l’homme qui vend ; supériorité dans l'art de faire suer et circuler l’or, dans l’association redoutable des capitaux , des bras et des têtes-, supériorité dans l’organisation et la discipline des sociétés occultes, où les adeptes marchent vers un but que la plupart ignorent, mais où le génie judaïque excelle, en se dérobant, k tourner k son profit l’ambition ou la vanité des uns, la malice et la sottise des autres; supériorité dans les arts qui charment et passionnent les foules-, supériorité cabalistique dans les arts de ténèbres et d'audace qui , plongeant dans les profondeurs de l’empire du mal, associent l’action de l’homme k celle des esprits d'e révolte; supériorité dans les sciences transcendantes, celles de la religion et de la philosophie exceptées ; mais supériorité dans l'art professoral du sophiste , habile k mêler aux doctrines du théologien et du publiciste les subtilités où l’esprit s’égare, le venin des doctrines enivrantes qui pervertissent les individus et font tomber les peuples en démence; supériorité singulière k marier le faux au vrai, dans les lois d’une économie politique et d’une science sociale destinées k former k son image les nations qu’il aveugle pour les conduire k ses fins; supériorité surtout, et c’est Ik l’une des plus insignes aux yeux de tout observateur sagace, supériorité sans égale k cacher, soit dans le conseil réfléchi des rois, soit dans le conseil tumultueux des peuples, leur singulière et infatigable influence, la richesse et l’éminence des dons qui s’accumulent en eux, le génie d’intrigue qui les caractérise, ou plutôt le surnaturel instinct qui les entraîne, au milieu de leur aveuglement religieux et moral, vers le but extrême de domination que tour k tour, pour le malheur et le bonheur du monde, il leur est et leur sera donné d’atteindre.

Voilà donc, voilà le Juif, voilà le Juif de nos jours, c’est-à-dire voilà celui qui nous prépare, à l’ombre des sociétés secrètes dont il est l’âme et le prince , un prochain et redoutable avenir-, personnage chargé d’un rôle' hautement prophétisé par l’Église, terrible, lugubre; mais enfant prodigue, ajoute-t-elle, qui rentre après de rudes épreuves dans la maison de son père, qui s’y charge d'un rôle admirable, réparateur, et qui dès lors est béni de Dieu pour être à jamais béni des hommes.

Page 1