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CHAPITRE QUATRIÈME

de la doctrine orthodoxe du Talmud, elle est le Talmud k l’œuvre et produisant ses fruits de mort. Nous comprendrons alors de mieux en mieux l’importance des suppressions que les chefs du rabbinisme prescrivirent aux imprimeurs des livres dogmatiques que leur foi défaillante commence k réformer. Terminons cependant notre chapitre du Talmud par cette assertion de l’un de ses plus grands admirateurs ' :

« La doctrine cabalistique, qui est le dogme de ta haute magie, est contenue dans le Sepher-Jesirah , le Zohar et le Talmud’ . » Il nous faut donc aller chercher dans les ténèbres honteuses et malsaines de la magie les racines vénéneuses de cette œuvre talmudique k laquelle, depuis le Christ, tous les siècles trouvèrent le cœur du Juif attaché^ et de cette nécessité naîtra notre chapitre de la Cabale.

Les Juifs talmudisants forment « l’indestructible noyau de la nation » et le Talmud est la loi suprême du Juif, la source de sa foi, de ses sentiments, la règle de ses mœurs. C’est pourquoi, jusqu’au jour où le Talmud sera détruit, le Juif sera un être insociable. En d’autres termes, un duel k mort, et dont l’issue ne saurait être lointaine, subsiste entre le Juif talmudisant et la société chrétienne ■, entre le judaïsant et les hommes de la seule et unique civilisation qu’il soit possible au monde de produire, si l’expérience et la raison nous tiennent un langage véridique.

‘ Eliphas Lévi, Dogmes et rituel, p. 93 ; <86t.

^ Histoire de la magie, p. 28. Eliphas Lévi, cabaliste éminent.

NOTE

« Les premières éditions du Talmud offrent le texte de ce code dans toute son intégrité, comme celles de Cracovie, de Venise en 1520; d’Amsterdam, 1600, in-fol., petit format. Il faut recourir à la grande table rabbinique de Venise, en quatre volumes imprimés chez M. Bomberg , pour trouver les passages hostiles des commentateurs bibliques dirigés contre les chrétiens. »

« Quelques-unes des maximes que je vais indiquer ne se trouvent

que dans les éditions anciennes que je viens de nommer. Talmud, traités Gnaboda-Zara, fol., 4 v°, in Thocephot; fol. 10v°, ib., fol. 26 V®, Sanhédrin; fol. 57 r®, Horiot, etc., etc. n Maïmonides, traités De, l'homicide, ch. iv, §10 ; De l’idolâtrie, ch. x, § 1 ; Des docteurs rebelles, ch. ni, § 1 , etc.; De la royauté, ch. ix, § 2, etc., etc., etc. Drach, Deuxième lettre, p. 300-301 ; 1827.

Dans l'édition du Talmud de Froben, imprimeur de Bâle, exécutée en 1681, les censeurs Marcus Marinus, Italus Braxensis, PetrusCavallerius, supprimèrent les principaux passages qui attaquent la mémoire de notre Sauveur, où les chrétiens sont représentés « comme adonnés aux vices les plus abominables, et où il est déclaré que les préceptes de justice, d’équité, de charité envers /e prochain, non-seulement ne leur sont point applicables, mais sont un crime. » Quelque temps après ces suppressions, les Juifs crurent devoir les rétablir dans une édition de Cracovie; mais ces passages réintégrés ayant soulevé l’indignation des hébralsants chrétiens, le synode juif, réuni dans la Pologne en 1631, en prescrivit lui-mème le retranchement dans les éditions futures, et voici le texte do son encyclique :

« C’est pourquoi nous enjoignons, sous peine d'excommunication majeure, de no rien imprimer dans les éditions à venir de la Mischna ou de la Ghemara , qui ait rapport , en bien ou en mal , aux actes de Jésus le Nazaréen. Nous enjoignons, en conséquence, de laisser en blanc les endroits qui ont trait à Jésus le Nazaréen. Un cercle comme celui-ci ; O, mis à la place, avertira les rabbins et les maitres (t école d’enseigner à la jeunesse ces passages de vive voix seulement. Au moyen de cette précaution, les savants d’entre les nazaréens (chrétiens) n’auront plus de prétexte de nous attaquer à ce sujet. » Drach, Harmonie, t. I"', p. 16’7-168.

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