CHAPITRE QUATRIÈME
philosophes publicistes, Kluber, exige du Juif, avant de permettre a la société civile et politique de lui conférer le rang de citoyen, des conditions que la plupart de nos contemporains regarderaient comme les exigences insultantes d’un inquisiteur, si quelque catholique osait les formuler. Il veut, et nous reproduisons ses termes, « l’abjuration libre, authentique et irrévocable, le rejet, la détestation du. talmudUme et de tout ce que le gouvernement déclarera ne pouvoir se concilier dans le judaïsme avec le bien général d’un Elat dont le pouvoir suprême ne serait pas entre les mains des Juifs '. »
Et veuillons observer que les Juifs commencent k se former, sous nos yeux, en trois catégories distinctes : les indifférents, les réformés, c’est-à-dire les sectateurs d’un véritable protestantisme judaïque, et les talmudistes; mais nous ne saurions assez arrêter l’attention publique sur ce point, que ceux-ci continuent de former dans le monde entier l’immense majorité du peuple de la dispersion. Or, « les talmudistes, composés de la vieille génération, des gens delà campagne, et de ceux de la plus basse classe des villes, reconnaissent l’autorité religieuse des rabbins et l’autorité législative du Talmud; ils observent scrupuleusement non pas la loi mosaïque, mais la loi rabbinique; ils ne se mêlent aux chrétiens que pour leurs affaires d’intérêt , et continuent k être les ennemis traditionnels de l’Église. C'est là le noyau indestructible de la nation qui subsistera jusqu’à la fin dans son entêtement. »
Cette époque ûe la fin des temps peut être assez proche de nous, et de très-longue durée. Sachons toutefois qu’il s’est formé pour l’Allemagne, dès l’année 1831 , une association de juifs et de chrétiens dont le but est de fonder la civilisation religieuse, morale et sociale des Israélites-, et le rap-
1 Droit de la Confédération germanique, 4* édition, § 516, note iv. « Laissons dire, à ce propos, à l'ancien rabbin Drach, que l'ouvrage de M. Beugnot, les Juifs d Occident , mérite les reproches les plus graves. > Lire p. 303 et suivantes, Lettres de 1827, p. 37S.
98 LES JÜIFS.
port de cette association , qui ne saurait être suspecte , nous offre un passage sur lequel s'appuient fortement nos paroles : « Tant que les Juifs resteront Juifs, leur émancipation sera généralement impossible' ! » Car le Talmud, la loi qui gouverne la conscience du Juif orthodoxe, t?,\. la mort de la civilisation chrétienne. La grande question se réduit donc 'a se demander quand périra le Talmud , c’est-k-dire quand sera reconstruite sur un autre plan la conscience du Juifjudaïsant, puisque seulement alors disparaîtra le Juif insociable?
Que cependant les avocats maladroits de la nation juive cessent d’attribuer k une époque de ténèbres universelles l’amour et l’admiration d’Israël pour le fatras de sa théologie. Parler ainsi ce serait être soi-même sous l’empire d’épaisses ténèbres, ou ce serait prétendre donner le change k son siècle; car la gloriGcation du code talmudique est, de la part des Juifs, un fait de toutes les époques; car, jusqu'à nos jours, la doctrine talmudique conserva jalousement un nombre considérable de préceptes dignes d’attirer sur elles la colère et le mépris de tout honnête homme! Et le Talmud, ce code impérissable de la nation juive, dont les pages ont de redoutables sous-entendus , le Talmud , répétons-le sans cesse , est non point une œuvre théologique que la Synagogue puisse impunément rejeter , il est f expression même de la synagogue rabbinique; il écrase Moïse; il domine Dieu jusque dans le ciel ; il est la loi suprême , la loi civile et religieuse du Juif; il le fut dès que l'esprit de haine et de mensonge le mit au jour. HélasI il n'a cessé de l’être aujourd’hui même pour aucun homme du judaïsme qui prétend k l'orthodoxie que suivaient ses pères* !
Tout k l’heure nous jetterons les yeux sur quelques points delà morale en action du judaïsme; car elle est déduite
' Encyclopédie catholique allemande, par les plus savants professeurs et docteurs en théologie de rAllemagne, traduite par Goschler, t. XII, p. 452-453, Paris, <861; la citation précédente, ib,
2 Lire ces essais de justification dans BÀlarride, p. 196, et relire sa p. 39.