‹ Le juifChapitre 75 sur 312 · CHAPITRE CINQUIÈME. 1S · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. 1S

fait dont nos propres yeux peuvent aujourd’hui porter témoignage; c’est que dans les maisons qui s’ouvrent au Juif, ou que le Juif ouvre au chrétien, et « dans la saison des bais et des soirées, les femmes Israélites, princeaei de la race de David', se distinguent entre toutes par la richesse et la magnificence de leurs toilettes* », c’est-à-dire, en bon français, par les excès et les conséquences du luxe sans frein qui nous dévore.

Semblable d'ailleurs à toute autre femme, la Jpive a besoin non pas d’une contrainte tyrannique qui la réduise à la nécessité des bonnes mœurs par l’impossibilité de se livrer aux mauvaises, mais il lui faudrait une loi de sagesse dontladouceur et la divinité pénétrassent son àme intelligente et son cœur aimant; cette loi que l’éducation religieuse ne donne plus guère, hélas! à nos fils; qu’elle donne à peine à nos filles , et qu’elle est si loin de leur donner aujourd’hui d’une manière solide et complète. Or, l’éducation de la fille Israélite l’éloigne encore de ce bien suprême. De même que le Juif son frère, il est vrai, l’atmosphère vivifiante du christianisme qu’elle maudit l’enveloppe, la presse et la modifie; mais cette pression lui suffit d’autant moins que l’atmosphère chrétienne elle-même se corrompt. Partout donc où les convenances et les ressources de sa position sociale ne l’aident point à soutenir sa faiblesse, ou à couvrir ses défaillances, sa fragilité se proportionne à la valeur morale de sa propre foi; ses actes sont la traduction libre, mais la traduction exacte, de la valeur de sa croyance.

Ce phénomène éclate à nos yeux si peu que nos regards se portent sur le chapitre de la moralité judaïque; et si, malgré les colères de quelques intéressés , nous en croyons des écrivains de race juive, les archives judiciaires devien-

' Forfanterie véritablement judaïque, car nul en Israël ne peut reconnaître sa tribu ; et les femmes juives qui se louent comme modèles aux artistes, ou gui remplissent les lupanars, ont autant de chance, hélas! d'appartenir à la lignée de David que celles dont les millions de l’industrie juivière ont fait, pour notre monde, des personnages.

* Univers israélile, VII, p. 293; 1867.

ncnl un irrécusable témoin de cette vérité-, d’où la conclusion naturelle et prévue que les fidèles du Talmud fournissent au monde civilisé l’écume du prolétariat et de la prostitution. Mais nous ne saurions prendre sur nous la , responsabilité de ces paroles, et ce sont les Juifs eux-mémes qui s’imposeront cette tâche.

a Depuis un quart de siècle , et nous ne pouvons choisir une date plus éloignée, les moralistes se demandent avec raison d’où vient que dans toutes les grandes villes de l’Europe on remarque parmi les femmes de mauvaise vie un plus grand nombre de Juives que de chrétiennes? Cette question est malheureusement motivée; car, à Paris, à Londres, â Berlin, h Hambourg, â Vienne, à Varsovie et à Cracovie, dans ce qu’on est convenu d’appeler le demimonde, sur les places publiques, et même dans les maisons de prostitution, on rencontre pins de Juives que de chrétiennes, en tenant compte de la proportion qui existe entre les deux populations. Il est très-fâcheux de constater un fait semblable; mais, si douloureux qu’il soit, il est vrai, et si nous n’avons pas hésité k le signaler, c’est parce que nous voulons qu’on essaye d’y porter remède, comme on l’a déjà fait avec succès pour d’autres plaies de cette nature '. » Dans le judaïsme, cependant, on ne se montre guère rigoriste en fait de morale; il suffit de rester Israélite pour avoir droit k toute indulgence, et nous en produirons un seul et suffisant exemple tiré de la Revue religieuse que nous venons de citer. — « Une actrice de genre, née Israélite, et qui s’en était toujours souvenue, mademoiselle J. F.,

vient de mourir » Ses obsèques « ont été israélites

comme son âme n’avait point cessé de l’étre, et si elle a cédé comme tant d’autres femmes aux entraînements inhérents k la carrière théâtrale, elle a du moins gardé pieusement les traditions du foyer domestique et les sentiments de charité*, n Rester Israélite est et doit être, sous l’empire

* Archives israélites, XV, p. 711 ; 1867.

* Archives israélites, II, p. 523; I" juin 1868.

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