LE FANTASTIQUE REEL XV
au tragique, qui n'en est qu'une f l'action, — à la monstruosité qui n'en est qu'une autre fraction.
Mais il faut, quoi qu'on en ait, revenir à la formule : le bigarre dans l'effi'oyantl
Et le pi'emier terme de cette formule révèle que le fantastique peut puiser à deux sources d'où sort la grande classification de ceux qui s'^ sont adonnés.
Le bigarre est tantôt dans l'imagination, tantôt, et avec plus d'intensité inquiétante, dans la réalité. L'imagination se travaille librement. Elle cherche à l'intérieur, tournant sur ellemême et se pétrissant.
Déployant les ailes du rêve et volant au loin, dans les clartés, dans les ténèbres, sans sortir de son intimité : un infini. Rien ne la contraint : elle est libre dans l'esprit libre. Elle combine, elle invente, elle va, vient, à sa fantaisie. Elle est bigarre comme elle le veut. Et l'effrayant qu'elle y mêle, elle le triture à sa guise. Si, à cette mixture, elle ajoute quelque réalité, c'est comme piment et toujours à dose secondaire.
i La chute de la Maison Usher », d'Edgard Poë, reste le type inégalé de ce genre : « le fantastique imaginatif » . C'est en lui que le