II LE MONODRAME
Oui, n'est-ce pas, depuis que cela dure; lecteurs, monologuistes , conférenciers diminuent en qualité s ils augtnentent en noînbre, et la curiosité va s'émoussant.
Et pourtant l'universalité du phénomène ne vous a-t-elle pas donné à penser qu'il cori^espondaità un besoin, et que cette façon d'entretenir le public « à haute voix », dans des lieux qui, en général, ne sont pas le théâtre, moins pour l'insti^uire que pour tenter de le charmer artistiquement, pourrait, mieux compiHse et mieux réalisée, aboutir à un genre plus distrayant?
D'autre part, ave^-vous réfléchi aux difficultés énormes défaille ariHver une œuv?'e dj^amatique à la représentation ; de telle sor^te qu'on ne saurait dire s'il est plus aisé de la créer que de la faire jouer? D'où stérilité désolante pour une des formes les plus attachantes de la Littérature, surtout en Belgique, où avoir une pièce sur V affiche est une bonne fortune exceptionnelle, et une pièce qui réussit, un prodige.
N'est-il pas possible de combiner ces éléments en apparence disparates et d'en faire un mélange qui nous sauverait de l'ennui des Conférences lues en même temps qu'il délivre-