ACTE QUATRIÈME
périodes, l'homme n'entrerait-il pas en communication avec eux?... Entre les branches de nos connaissances n'y a-t-il pas des vides où l'infirmité humaine erre et se perd? Hamlet ne dit-il pas qu'il y a sur la terre et dans le ciel plus de choses que notre philosophie n'en voit dans ses rêves?... Fichte n'a-t-il pas écrit que toutes choses dans l'Univers visible sont une sorte de vêtement, une apparence sensuelle sous laquelle se cache la réalité? Dans chaque objet n'y a-t-il pas une inépuisable signification et l'œil vulgaire ne voit-il pas uniquement ce que l'œil vulgaire apporte de moyens de voir?... Carlyle ne considère-t-il pas ce monde, qu'on ne peut fixer, comme un monde qui ne peut être pénétré, un insondable, qui n'est pas nous, avec quoi nous travaillons, au milieu de quoi nous vivons, et que nous façonnons miraculeusement suivant notre être miraculeux... Derrière ce mouvant décor, en un brouillard redoutable, la vie invisible pullule en un effrayant fourmillement!!! »
Ainsi les décombres de sa science ruinée, pêle-mêle, battent dans sa cervelle, tandis qu'il chevauche l'hippogriffe en plein sabbat d'incohérences, pourchassé par le cahotant cortège de
ses visions. Et les heures coulent lentes et troubles.
Comme le cheval déchiré par les cornes du taureau, à qui l'on recoud les flancs, les soins qu'on prend de lui ne peuvent le guérir. On le remet debout, sans plus, avec une force de moins : le travail.