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Le Kantisme et ses erreurs

Dans une précédente étude nous avons prouvé que la Critique de la Raison pure de %tnt est la base de la science moderne. Nous avons brièvement rappelé quelle "Question Kant s'était posée, et par quel ■svstème il avait tenté d'y répondre ; nous avons à ce propos établi les caractères principaux de la science moderne, son attacheme'ht au monde sensible, son absolue liberté, l'étonnante variété de ses;^ fh^es, sa conception nouvelle de la wol 7^ indépendante, son sentimentalisme religieux, son aversion pour la foi chré-

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tienne, sa transformation rationaliste du christianisme, et nous avons reconnu là facilement les traces de la philosophie de Kant. C'est de Kant que vient cette exaltation de l'expérience et du monde sensible; de Kant, -cette liberté qu'on élève à la dignité de principe du savoir^ de Kant, cette orientation de la spéculation moderne ; de Kant, cette moderne religion de la morale ; de Kant, cette proscription des pratiques de la foi chré-. tienne; de Kant enfin, cette déformation du christianisme positif ; bref, touj l'éditjce moderne s'élève sur la base d la Critique de la Raison pure de Kant.

Mais ici se pose la seconde question, la plus importante : quelle est la valeur de cette base? peut-elle réellement servir de support à une conception durab'le^d^ lavie? . W

En mettant en question la solidité de ce fondement, et, par suite, du chef d'œu-

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