INTRODUCTION
-yre même si admiré du grand penseur, 'nous n'ignorons pas que," aux yeux des savants modernes, nous commettons le crime d'hérésie. La solidité et l'autorité de la Critique de la Raison pure ont la valeur d'un dogme inviolable. Une nouvelle branche de la science, la « Philo- ■ logie de Kant », s'est même donné la tâche d'établir par les procédés critiques le sens littéral de la nouvelle « Écriture
'Sainte. »
Nous n'en exprimerons pas moins
"sans hésiter notre conviction scientifi- :k que: la Critique de la Raison pure est aidons toutes ses parties fausse et sans fondement.
''■'''-S. Kous voulons dans les pages suivan- ^: tes prouver cette assertion, en soumet-^
. tant au jugement de nos lecteurs tous • :" les points principaux de la Critique de ^'la Raison pure.
^■;' Jusqu'ici l'entière intelligence de la
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philosophie de Kant était réservée à un nombre relativement restreint de penseurs ; cela venait surtout de ce que Kant était atteint d'une faiblesse commune à beaucoup de grands esprits :
>il .craignait d'être compris facilement. Il y eut un temps, où la difficulté ' d'être compris passait pour la marque nécessaire d'une science profonde. Kant se plut à choisir des termes étrangers et même bien lourds pour exprimer les ;■ idées fondamentales de son système.,.— Et cela, surtout en détournant les mots '^■de leur sens jusqu'alors courant, d'une ,§ façon qui ne s'explique que par l'igno- >'^^rance, et en leur imposant une si'gnification nouvelle. Comme si la confusion ne suffisait pas, il mit le comble au mal en ne demeurant pas fidèle lui-même au sens usuel des expressions les plus employées. Aussi le Kantisme .autheiUique
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i,,. (1) C. Grun, Gazette d'Augsburg, 1875, n°
(supplément).