SCÈNE III
AMÉLIE, PRÂBERNEAU, imii PHILIPPE.
AMÉLIE, riuiU
A la bonne heure !... Tu n'interroges pas les domestiques, toi!
PKABERNEAU, un pea piqvé.
Il fallait bien répondre I Si Philippe a donné Tordre de ne pas recevoir. . .
AMÉLIE
Oui, tu as bien fait... et j'avais tort, — d'autant plus tort que cet homme nous a tout dit.
PRABERNEAU.
Le fait est qu'on ne peut rien demander de plusl
AMÉLIE
Des jeunes mariés qui se battent!
PRABERNEAU.
Mais le domestique n'a pas dit...
AMÉLIE, arec assoranee.
Oh! ils doivent se battre !...
PHILIPPE, paraissant à la porte du foad et s'arrétant surprit.
Achille!... Amélie!...
AMÉLIE
Ahl bonjour, cousin!., (siie thU un pas rers lui.) Vous ne m'embrassez pas ?
PHILIPPE, descendant. *
Pardon!...
n l'embrasse.
PRABERNEÂU.
Tu es surpris, hein?
PHILIPPE
Je suis enchanté!... Mais comment se fait-il?..
PRABERNEAU.
Nous revenons d'Italie, ma femme et moi.
PHILIPPE
Dltaliel
AMÉLIE
Oui... un petit voyage que Monsieur a eu la galanterie de m'ofifrir.
PHILIPPE
Cest charmant!
PRABERNEAU.
Et nous passions près d'ici lorsque nous avons e^ l'idée de venir te demander un gîte... Oh! rassure-toi! — pendant vingt-quatre heures seulement.
PHILIPPE
Ce n'est pas assez! Je compte bien vous garder plus longtemps... Mais comme j'ai été bien inspiré en revenant ici î... 11 faut vous dire que j'étais à la chasse...
* Praberneau, Philippe, Amélie.
AMÉLIE, arec intention.
Pour toule la journée.
PHILIPPE
Ah! on vous a dit...
PRABERNEAU.
Nous arrivions au moment où tu partais...
PHILIPPE
Et cet imbécile d'Antoine qui ne me prévient pas!
AMÉLIE, doncement.
Il n'aura pas osé...
PRABERNEAU, même Jea.
Si tu étais de mauvaise humeur...
PHILIPPE
De mauvaise humeur?...
AMÉLIE, le regardant arec expression et d*nn ton pënétii.
Vous faites donc souffrir cette pauvre Claire?
PHILIPPE, suffoqué.
Comment I vous savez...
Tout ! nous savons tout 1
PHILIPPE, bondissaat
Ah! c'est trop fort!
LE KLEPHTE il