‹ Le klephte, comédie en un acteChapitre 5 sur 19 · SCÈNE II ANTOINE, puu PRABERNEAU et AMÉLIE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ANTOINE, puu PRABERNEAU et AMÉLIE

ANTO'iNE, resté saisi, à part, d'un air narré.

Quel malheur, mon Dieu 1... quel malheur !

Prabemeau et sa femme paraissent à la porte du SoaA* ' PRABERNEAU, à Antoine.

Eh bien! voyons... mon garçon?...

ANTOINE, rapercerant»

Ah I... oui 1... (il va à lui d'un air accablé et lui rend sa carte.) Tenez 1

remettez-la leur vous-même... si vous pouvez.

PRABERNEAU et AMÉLIE, snrpris.

Comment?...

ANTOINE

Moi, je n'ai pas pu..*

PRABERNEAU

Vous n'avez pas pu remettre à monsieur de Larians ?*é.

ANTOINE, arec force.

Non, Monsieur... non !... — On voit bien que vous ne le connaissez pas^ allez 1

PRABERNEAU

Ifais.é.

* ÀttâUéf I^rtbeniean, Antoida.

4 LE KLEPUTË

ANTOINE

Quand monsieur est de mauvaise humeur, il ne faut pas s'en approcher...

Amélie Ta pour parier ; Prabernean Ten empêche d'an regard. ANTOINE, répéunl la phrase «ar vn ton pins bas, comme en «-parte

Il ne faut pas s'en approcher.

PRABERNEAU

Eh bien... et Madame?

ANTOINE, abraU.

Madame?

PRABERNEAU

Oui... je vous avais dit de remettre ma carte, soit à Monsieur, soit à Madame...

ANTOINE, hocbant la tète.

Ah I... oui... Madame I... (Montrant le platean dont il s'est senri poar

présenter la carte.) Tonez... voilà lo platoau... — etpuis, voilàla carte... Eh bien, c'est comme s'il n'y avait eu ni plateau, ni carte...

Prabemeau et Amélie se regardent, étonnés.

ANTOINE, répétant sa phrase comme ci-dessos.

C'est comme s'il n y avait eu ni plateau, ni carte...

PRABERNEAU.

Et où est-il, Monsieur?...

Monsieur ?

PRABERNEAU.

Oui... Où est Monsieur?

ANTOINE

Monsieur est à la chasse... et quand il est à la chasse, il ne rentre pas de la journée... C'est très difficile ici de voir les maîtres... surtout les jours où il y a de la bisbille.

AMÉLIE^ TiTement.

Ah I il y a...

PRABERNEALS ^ retenut.

Amélie I

ANTOINE

Il y a de la bisbille.

PRABERNEAU, b« à sa femme.

Est-ce que tu vas interroger ce domestique ?

AMÉLIE^ bas.

Non! mais je \eux savoir...

PRABERNEAU, grarement

Laisse-moi faire. ..(Haut, arec autorité) C'est bien^ mon garçon... Nous attendrons que monsieur de Larlans soit rentré.

ANTOINE

Vous allez attendre ?

Oui.

ANTOINE

Dans la cour?

PRABERNEAU.

Non I... ici.

ANTOINE

Ici!... Ici!...

PRABERNEAU

Nous sommes des amis de vos maîtres.

ANTOINE

Des amis... amis?

PRABERNEAU.

Sans doute 1

ANTOINE

Enfin, il vous connaît, quoi?

PRABERNEAU.

Certainement.

ANTOINE

Ohl je VOUS demande cela... parce que vous pourriez venir pour placer des vins...

Par exemple I...

ANTOINE

Il ny a pas d'offense. Si vous aviez du vin...

PRABERNEAU, sèchement

M. de Larians est notre parent; nous sommes ses cousins.

ANTOINE

Ohl alors... faites excuse. Monsieur et Madame... Mais ne sachant pas, n'est-ce pas?... je ne pouvais pas savoir...

PRABERNEAU.

C'est bien.

ANTOINE

Du moment que Monsieur et Madame sont des cousins.. « et pas éloignés encore, je parie ?

PRABERNEAU.

Cousins germains.

LE RLEPHTE

ANTOINE

Ainsi, voyez!.. Monsieur et Madame sont peut-être M. le comte et madame la comtesse de Cendrey ?

Nonl.. Je suis M. Prabemeau.

ANTOINE

Prabemeau I... (Regardant la carte) C'est que c'est vrai!... ça y est : Achille Prabemeau!... — Mais alors, c'est vous qui avez fait le mariage ?

AMÉLIE, à Praberaeaa, riant

Eh bien..^ répondez I

PRABERNEAU, abasourdi.

Comment?...

AMÉLIE

On vous demande si c'est vous qui avez fait le mariage?

ANTOINE

Oui... c*est-y vous?

PRABERNEAU, comprenant.

Ah ! (Se tournant rers Antoine, forieux.) SortCZ !...

ANTOINE

Comme Monsieur voudra... (a part) Des cousins germains ! Voilà les cousins, maintenant. . . Quel malheur, mon Dieu 1 quel malheur I

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