IJ LE KLEPHTE
AMÉLIE
liais ce n'est pas elle!...
PHILIPPE, continuant
Je ne vois pas que Madame ait lieu d'en être si fièrel
CLAIRE, très émue.
Quelle indignité 1...
AMÉLIE
Je vous répète, Philippe, que Glaire ne m'a rien ditl
PRA BERNE AU, doucement.
N'accuse que la rumeur publique !
PHILIPPE
La rumeur publique 1 . . . C'est parfait I
PRABERNEAU, bas, à aa femme qni loi a fait un signe de blâme.
11 faut bien lui expliquer. . .
CLAIRE, à Philippe.
Est-ce ma faute si nos gens sont témoins de vos violences?...
PHILIPPE
De mieux en mieux. Dites que je vous ai battue I
CLAIRE, dramatiquement.
Je m'attends à l'être I
AMÉLIE, bas A Prabernoan.
Tu vois!
CLAIRE, fondant en larmes et tombant dans les bras d*AméU«.
Ah ! ma cousine 1 . . . ma cousine !• .
* Philippe, Prabemeau, Amélie, Claire.
PHILIPPE
C'est cela ! . . . les larmes, à présent !
ANTOINE, qui rient d'entrer. * A part, désolé.
Je ne pourrai jamais leur parler!
Fausse sortie, PHILIPPE, l'apercerant, — brusquement.
Qu'est-ce que vous voulez encore, vous?
ANTOINE
Rien, monsieur. . . rien. . .
Même jeu.
PHILIPPE
Quelle brute! (le rappelant) Allons, approchez!
Mais, Monsieur...
PHILIPPE
Approchez, vous dis-je ! (Antoine obéit.) Qu'est-ce qu'il y a?
ANTOINE
11 y a des bagages... qu'on apporte du chemin de fer.
PRABERNEAU, Tirement, à Antoine.
Qu'on les remporte !
PHILIPPE
Comment ?
PRABERNEAU.
Nous repartons tout de suite...
* Philippei Antoine, Prabemeaa, Amélie, Clairt.
PHILIPPE
Je m'y oppose !
CLAIRE, à Amélie.
Vous ne me ferez pas cette peîne-làl.«»
PRABERNEAU.
Mais, mon ami...
Laisse-moi tranquille! (a Antoine) Portez les bagages dans le pavillon.
CLAIRE, Tirement
Dans le pavillon?. . . mais nos cousins y seront trèsmal I (a Amélie.) Il ost tout délabré.
PHILIPPE, banssant les épaules.
Délabré ! (a Prabernean) Je l'ai fait réparer il y a six mois.
CLAIRE
Donnez-leur plutôt Tappartement du second étage.
PHILIPPE
Les cheminées fument.
GLAIRE
Pardon !
PHILIPPE
Je vous dis qu'elles fument I
CLAIRE
Je vous aQirme qu'elles ne fument pas,
Philippe contient on monrement d'impatience.
PRABERNEAU, doucement.
Elles ont peut être fumé. . . et ne fument plus.
ANTOINE, s'arançant. *
EnfiQ. . . OÙ faut-îl porter les bagages ?. • •
PHILIPPE
Prenez les ordres de Madame !
ANTOINE
Âh 1 bien. • . (Se tournant rers Glaire.) Madame^ OÙ faut-îl« « •
CLAIRE
Obéissez à Monsieur!
ANTOINE, désolé.
Âh!
AMÉLIE, basàClaira.
Voyons, Claire...
PRABERNEAU, à Philippe, doucement
Philippe, je t'assure que tu ferais mieux de nous laisser repartir.
ANTOINE
Oui l... renvoyons les bagages.
Fausse sortie.
PHILIPPE, A Antoine, impériensemenU
Restez I
AMÉLIE, arec grAce.
Je vais trancher le débat. (A^hmppe) Voulez-vous me permettre de commander à votre place ?
PHILIPPE
Oh! de grand cœur... Vous en êtes capable, vous!
* Philippe^ PnbenMau, Antoine, Amélie, Claire
CLAIRE, bu à Amélie.
YousTentendez? ma cousine, vous l'entendez?
AMÉLIE, à PhUippe.
Je VOUS laisse avec mon mari.. . . Glaire va m'aidera surveiller notre installation.
PR A BERNE AU, à Amélie.
Mais, si nous gênons nos amis. . •
AMÉLIE, afléctaeiisement.
On ne te consulte pas, toil
Elle lori aree Claira.
PRABERNEAUy rerenant prêt de Philippe.
Il est certain que nous vous gênerons. . .
PHILIPPE, agacé.
Âh çal veux-tu me laisser tranquille?
PRABERNEAU.
Bon I bon !... je ne dis plus rien 1 (n remonte et m troore nei à nés arec Antoine.)
ANTOINE, bas.
Eh bien, Monsieur... voilà ma vie!
PRABERNEAU.
Hein?
Je dis : Voilà ma vie, c'est ma vie... Ainsi, jugez I (prabemean
le regarde arec stapéfaciion.)
CLAIRE, appelant an detaon.
Antoine !
ANTOINE
Voilà, MadamO... (a Prabemean.) AînSÎ, jugez! (il sort)