‹ Le Koran;Chapitre 35 sur 503 · CHAPITRE II. iO · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. iO

auras embrassé leur rellL;,lon. Dis-liiiir : La direction qui vient de Dieu est seule véritable ; si lu te rendais à leurs désirs , après avoir reçu la science S tu ne trouverais en Dieu ni protection ni secours.

115. Ceux à qui nous avons donné le Livre [les Écritures], et qui le lisent comme il convient de le lire, ceux-là croient en lui ; mais ceux qui n'y ajoutent pas foi seront voués à la perdition.

116. 0 enfants d'Israël! souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés ; souvenez-vous que je vous ai élevés au-dessus de tous les humains.

117. Redoutez le jour où une âme ne satisfera point pour une autre âme, où aucun équivalent ne sera accepté d'elle, où aucune intercession ne servira à rien, où ils [les infidèles] ne seront point secourus.

118. Lorsque Dieu éprouvait Abraham par certaines paroles, et que celui-ci eut accompli ses ordres, Dieu lui dit : Je t'établirai l'imam des peuples 2. — Choisis-en aussi dans ma famille, dit Abraham. — Mon alliance, reprit le Seigneur, ne comprendra point les méchants.

119. Nous établîmes la maison sainte ^ pour être la retraite et l'asile des hommes, et nous dîmes : Prenez la station d'Abraham pour oratoire. Nous recommandâmes à Abraham et à Ismaël ceci : Rendez pure ma maison pour ceux qui viendront en faire le tour, pour ceux qui y viendront vaquer à la prière, faire des génuflexions et des prostrations^.

120. Alors Abraham dit à Dieu : Seigneur, accorde la sécurité à cette contrée, et la nourriture de tes fruits à ceux qui croiront en Dieu et au jour dernier. Je l'accorderai aux infidèles aussi >

* C'est-à-dire, après la révélation du Koran.

' C'est-à-dire, chef spirituel, chargé de diriger les hommes dans l'accomplissement des œuvres de dévotion, de présider aux prières, etc.

' C'est le temple de la Ka'ba (à la Mecque) dont la fondation est attribuée à Abraham, aidé par son fils Ismaël. Ce temple a subi de nombreux changements 5 mais on montre encore aujourd'hui l'endroit où Abraham se tenait en travaillant à la construction de la charpente du temple ; cet endroit est appelé place ou station d'Abraham. Au nombre des cérémonies religieuses pratiquées pendant lé pèlerinage de la Mecque, était celle de faire sept fois le tour de la Ka'ba : celte pratique s'était conservée parmi les Arabes idolâtres. Mahomet l'a conservée comme une cérémonie religieuse datant de l'époque de l'étabUssement du culte unitaire par Abraham.

* Par les mots : vaquer à la prière, il faut entendre ici un acte déterminé de dévotion qui consiste à se tenir assis ou à genoux dans une mosquée pendant des . lieures ou même des journées entières. Cela s'appelle itikaf.

mais ils n'en jouiront qu'un espace de temps borné; ensuite je les refoulerai vers le châtiment du feu. Quelle affreuse route que la leur !

121. Lorsque Abraham et Ismaël eurent élevé les fondements de la maison, ils s'écrièrent : Agrée-la, ô notre Seigneur, car tu entends et connais tout.

122. Fais, ô notre Seigneur, que nous soyons résignés à ta volonté (musulmans) , que notre postérité soit un peuple résigné à ta volonté (musulman) ^ ; enseigne-nous les rites sacrés, et daigne jeter tes regards sur nous, car tu aimes à agréer la pénitence et lu es miséricordieux.

123. Suscite au milieu d'eux un envoyé pris parmi eux, afin qu'il leur lise le récit de tes miracles 2, leur enseigne le Livre 3 et la sagesse, et qu'il les rende purs.

124. Et qui aura de Taversion pour la religion d'Abraham , si ce n'est celui qui se ravale sottement soi-même? Nous l'avons élu dans ce monde, et il sera dans l'autre au nombre des justes.

125. Lorsque Dieu dit à Abraham : Abandonne-toi à moi, il répondit : Je m'abandonne au Dieu maître de l'univers.

120. Abraham recommanda celte croyance à ses enfants, et Jacob en fit autant ; il leur dit : 0 mes enfants ! Dieu vous a choisi une religion, ne mourez pas que vous ne soyez musulmans (résignés à Dieu).

127. Eiiez-vous présents lorsque Jacob fut près de mourir et lorsqu'il demanda à ses enfants : Qu'adorerez-vous après ma mort? Ils répondirent : Nous adorerons ton Dieu, le Dieu de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, le Dieu unique, et nous nous livrons à lui (nous sommes musulmans).

128. Cette génération a passé, elle a emporté avec elle le prix de ses œuvres ; vous recevrez aussi celui des vôtres, et on ne vous demandera point compte de ce que d'autres ont fait.

129. On vous dit : Soyez juifs ou chrétiens, et vous serez sur

' Voy. ci-dessus la note du verset 109. Mahomet, en mettant dans la bouche d'Abraham le mot mouslim (musulman), qui littéralement veut dire livré à Dieu, résigné à la volonté de Dieu, veut rattacher sa religion au culte primitif, au culte d'xVbraham. C'est en môme temps la religion naturelle de l'homme, selon lui. La tradition attribue à Mahomet ces paroles : « Tout homme nait musulman ; ce sont ses parents qui le rendent juif, chrétien ou mage (adorateur

du feu). »

' Mot à mot, qui leur lise tes signes. Le mot signe étant applicable aux versets d'un livre divin, on peut lui adjoindre le mot lire,

^ C'est-ù-dire, le code sacré.

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