CHAPITRE IV
procédés à leur égard. Si parmi vos femmes il y en a pour qui vous avez de i'éloignement; il se peut que vous ayez de Téloignement pour une chose dans laquelle Dieu ait déposé un bien immense.
24. Si vous désirez changer une femme contre une autre ^ , et que vous ayez donné à l'une d'elle cent dinars , ne lui en ôtez rien. Youdriez-vous les lui arracher par une injustice et une ini- t quite évidentes ? ((
25. Et comment voudriez-vous les leur ôter, lorsque Tun et l'autre vous avez été unis intimement, et que vos femmes ont reçu vos serments solennels?
26. N'épousez pas les femmes qui ont été les épouses de vos pères ; c'est une turpitude , c'est une abomination et un mauvais usage : toutefois laissez subsister ce qui est déjà accompli.
27. Il vous est interdit d'épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles ; vos nièces (filles de vos frères ou de vos sœurs); vos nourrices 2, vos sœurs de lait^ les mères de vos femmes , les filles confiées à votre tutelle et issues de femmes avec lesquelles vous auriez cohabité. Mais , si vous n'avec pas cohabité avec elles, il n'y a aucun crime à les épouser. N'épousez pas non plus les filles de vos fils que vous avez engendrés, ni deux sœurs. Si le fait est accompli s, Dieu sera indulgent et miséricordieux.
28. Il vous est défendu d'épouser des femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves : c'est la loi de Dieu à votre égard. Il vous est permis, du reste, d'aller au delà si vous désirez y employer vos biens; mais toujours vivant avec réserve et sans vous livrer à la débauche. Donnez à celle avec laquelle vous avez cohabité la dot promise ; ceci est obligatoire. il n'y a aucun crime de faire des conventions en sus de ce que la loi prescrit. Dieu est savant et sage.
29. Celui qui ne sera pas assez riche pour épouser. des femmes honnêtes * et croyantes, prendra des esclaves croyantes. Dieu con-
' C'est-à-dire, si yous répudiez une femme pour en épouser une autre, n'ôtez pas à la femme que vous répudiez les cent dinars de dot qu'elle a reçus de