M. Caussin de Perceval. Hist. des Arabes , t. III
« O vous qui m'écoutez, si j’ai frappé quelqu’un sur le dos, voici mon dos, qu’il frappe; si j’ai nui à la réputation de quelqu’un, qu’il se venge sur ma réputation; si j’ai dépouillé quelqu’un de son bien, qu’il se paie, et que, pour cela, il ne craigne pas de s’attirer ma haine : la haine n’est pas dans mon caractère. » — M. Noël Desvergers. Arabie.
conseils pratiques immédiatement applicables, des préceptes puisés dans les conditions ordinaires mais vitales de toute société régulière. Il n’a plus rien du fanatisme de l’illuminé, des rancunes du politique; il recommande l’oubli des injures, celui des meurtres échangés ; il ne veut pas que rien retarde la pacification, l’unification du pays qu’il voit suffisamment compromises déjà parles sectes, par les compétitions qui n’attendent qu’un accident pour se manifester Cette œuvre a subi maintenant cette épreuve et y a résisté. Elle ne périra que d’après la loi générale de transformation qui régit la création ; elle ne périra que comme périssent les civilisations, les religions elles-mêmes qui vont s’élevant plus pures etplus saintes à mesure que les sciences, et par elles la raison, progressent 2. Il importe peu, qu’oubliant leurs ancêtres successifs, elles se posent volontiers en produits spontanés.
A comparer avec le cantique d’adieu de Moise, Deuteronome, ch. xxxil. Là, le prêtre, ici le légis* lateur plus civil que religieux.