‹ Le Koran analyséChapitre 305 sur 507 · Perron. Sidi-Khelil. T. V, note · texte numérisé non relu

Perron. Sidi-Khelil. T. V, note

4. Ev. selon Saint Luc, ch. XII, v. 51, 52, 53. (Traduction de Lemaistre de Sacy).

19. Dis à ceux qui ont reçu les Ecritures et aux ignorants : Vous livrez-vous à Dieu ? S’ils le font, ils seront sur la droite voie; s’ils tergiversent, tu n’es chargé que de la prédication. Dieu voit ses serviteurs.

06. N’ajoutez foi qu’à ceux qui suivent votre religion. Dis-leur : La vraie direction est celle qui vient de Dieu ; elle consiste en ce que les autres participent à la révélation qui vous a d’abord été donnée. Disputeront-ils avec vous devant le Seigneur ? Dis-leur : Les faveurs sont dans les mains de Dieu ; ils les accorde à qui il veut. Il est immense et savant.

72. Quelques-uns d’entre {les infidèles) torturent les paroles des Ecritures avec leurs langues, pour vous faire croire que ce qu’ils disent s’y trouve réellement. Non, ceci ne fait point partie des Ecritures. Ils disent: Ceci vient de Dieu. Non, cela ne vient pas de Dieu. Ils disent des mensonges sur Dieu, et ils le savent.

je vis en paix avec les autres hommes, attendant pour eux et pour moi-même une récompense assurée.

« Mais, si, à côté du croyant s’élève quelqu’un qui prétende que la récompense ne peut être obtenue et le châtiment évité sinon par d’autres sacrifices et des prières différentes, il arrive alors que le croyant se trouble. S’il est surtout accessible aux sentiments de charité, il se prend d’une pitié ardente pour le malheureux qui court à un avenir effrayant, et il va jusqu’à la violence pour le sauver de l’abîme.

« Si c’est l’orgueil qui domine, il s’indigne contre ceux qui, en professant des opinions différentes, se raillent de son jugement et humilient son intelligence.

« Si son cœur est faible et pusillanime, la contradiction fait entrer le doute dans son esprit. Avec le doute, la peur s’en empare, et il n’espère échapper au vertige que lorsque le dissident qui le cause se taira ou sera mort.

« Mettez, maintenant, des populations animées de ces différentes passions entre les mains de politiques qui y joindront celles de posséder, de commander, imaginez des ambitieux armés de l’autorité que donnent les formules immuables d’une religion révélée, vous aurez tout entière l’histoire des troubles religieux qui ont désolé le monde chrétien, et dont le pressentiment, dès les premiers jours, arrache au Christ des accents de douleur ’. «

Malgré ces tristes et véridiques paroles, l’histoire nous dit qu’il ne faut point se décourager. Tout progrès est le résultat d’un travail, tout travail coûte sa peine. Mais cette peine devient de moins en moins grande, à mesure que l’intelligence mûrie par l’exercice, discerne plus nettement ce qu’il importe de conserver, de développer, ce qu’il est indifférent d’oublier.

*• Jules Bastide. — Hist. des guerres de religion en France, T. 1, p. 5.

RELIGION

101. Ne soyez point comme ceux qui, après avoir été témoins de signes évidents, se sont divisés et se sont livrés aux disputes ; car ceux-là éprouveront un châtiment terrible.

iv 149. Ceux qui ne croient pas en Dieu et à ses apôtres, ceux qui veulent séparer Dieu de ses apôtres; qui disent : Nous croyons aux uns, mais nous ne croyons pas aux autres ( Ils cherchent à prendre un terme moyen),

Page 1