Plus d’un prophète a eu à combattre un ennemi suivi de
troupes innombrables, et cependant, ces prophètes ne se sont point laissé abattre par les revers essuyés dans la voie de Dieu ; ils n’ont point faibli dans leur foi ; ils ne se sont point
Après le combat d’Ohod.
soumis lâchement à l’ennemi. Certes, Dieu aime ceux qui persévèrent.
L41 . Ils se bornaient à dire : Seigneur, pardonne-nous nos fautes, les écarts dont nous nous sommes rendus coupables dans notre mission ; raffermis nos pas, et prête-nous ton assistance contre les infidèles. Dieu leur accorda la récompense de ce monde et une belle part dans l’autre, car Dieu aime ceux qui font le bien.
142. O croyants ! si vous écoutez les infidèles, ils vous feront revenir à vos erreurs, et vous retomberez dans la perdition.
143. Dieu est votre protecteur. Qui mieux que lui peut vous se-
courir ?
144. Nous jetterons l’épouvante dans le cœur des idolâtres, parce qu’ils ont associé à Dieu des divinités sans que Dieu leur ait donné aucun pouvoir à ce sujet; le feu sera leur demeure. Qu’il est affreux le séjour des impies !
145. Dieu a déjà accompli ses promesses, lorsque, avec sa permis-
sion, vous avez anéanti vos ennemis ( au combat de Bedr.) Mais votre courage a fléchi, et vous avez disputé dans l’affaire ( d’Ohod ); vous avez désobéi après que le prophète vous eût fait entrevoir ce que vous désiriez ( la victoire et le butin).
146. Une partie d’entre vous désirait les biens de ce monde {le
butin) ; les autres désiraient la vie future {la victoire). Dieu vous a fait prendre la fuite pour vous éprouver, mais il vous a pardonné ensuite, parce qu’il est plein de générosité pour les croyants.
147. Souvenez-vous qu’alors vous preniez la fuite en désordre, et
vous ne vous attendiez pas les uns les autres, pendant que le prophète sur vos derrières vous appelait au combat. Dieu vous a fait éprouver affliction sur affliction, afin que vous ne ressentiez plus de chagrin à cause du butin qui vous échappa et du malheur {de la défaite) qui vous atteignit. Dieu est instruit de toutes vos actions.
148. Ensuite Dieu fit descendre la sécurité et le sommeil sur une partie d’entre vous. Quant à une autre partie d’entre vous,
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leurs passions les portèrent à des pensées injustes conti Dieu, à des pensées de l’ignorance. Ceux-là disaient : Q' 1 gagnons-nous à toute cette affaire ? Réponds-leur : Toute affaire dépend de Dieu. Ils cachaient au fond de leurs âmes ce qu’ils ne te- manifestaient pas. Ils disaient : Si nous avions dû obtenir quelque avantage de toute cette affaire, certes nous n’aurions pas été défaits ici. Dis-leur : Quand vous seriez restés dans vos maisons, ceux dont le trépas était écrit là-haut seraient venus succomber à ce même endroit, afin que le Seigneur éprouvât ce que vous cachiez dans vos seins et débrouillât ce qui était au fond de vos cœurs. Dieu connaît ce que les cœurs recèlent.
149. Ceux qui se retirèrent le jour de la rencontre des deux armées
furent séduits par Satan, en punition de quelque faute qu’ils avaient commise. Dieu leur a pardonné, parce qu’il est indulgent et clément.
150. O croyants ! ne ressemblez pas aux infidèles qui disent à leurs
frères, quand ceux-ci voyagent dans le pays ou quand ils vont à laguerre: S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts, ils n’auraient pas été tués. Dieu a voulu que ce qui est arrivé jetât dans leurs cœurs d’amers regrets. Dieu donne la vie et la mort, et il voit vos actions.
151. Si vous mourez ou si vous êtes tués en combattant dans le sentier de Dieu, l’indulgence et la miséricorde de Dieu vous attendent. Ceci vaut mieux que les richesses que vous amassez.
152. Que vous mouriez de mort naturelle ou que vous soyez tués,
Dieu vous rassemblera au jour dernier.
153. Tu leur as dépeint la miséricorde de Dieu douce et facile, à Mohammed\ Si tu avais été plus sévère et plus dur, ils se seraient séparés de toi. Aie donc de l’indulgense pour eux, prie Dieu de leur pardonner, conseille-les dans leurs affaires, et, lorsque tu entreprends quelque chose, mets ta confiance en Dieu, car il aime ceux qui ont mis en lui leur confiance.
154. Si Dieu vient à votre secours, qui est-ce qui pourra vous vaincre? S’il vous abandonne, qui est-ce qui pourra vous
secourir? C’est en Dieu seul que les croyants mettent leur confiance.
155. Ce n’est pas le prophète qui vous tromperait au sujet du butin. Celui qui trompe, paraîtra avec sa tromperie au jour de la résurrection. Alors toute âme recevra le prix de ses œuvres, et personne ne sera traité avec injustice.
1 59* Lorsqu’un revers vous a atteints pour la première fois (et vous aviez précédemment fait éprouver à vos ennemis le double de vos malheurs), vous avez dit : D’où nous vient cette disgrâce? réponds-leur : De vous-mêmes. Dieu est tout-puissant.
160. Le revers que vous avez éprouvé le jour où les deux armées se
sont rencontrées ( à Ohod ), eut lieu par la volonté de Dieu, afin qu’il distinguât les fidèles des hypocrites. Quand on leur cria: Avancez, combattez dans le sentier de Dieu, repoussez l’ennemi, ils répondirent: Si nous savions combattre nous vous suivrions. Ce jour-là ils étaient plus près de l’infidélité que de la foi.
161. Ils prononçaient de leurs lèvres ce qui n’était point dans leurs
cœurs; mais Dieu connaît ce qu’ils cachent.
162. A ceux qui, restés dans leurs foyers, disent : Si nos frères
nous avaient écoutés, ils n’auraient pas été tués, réponds: Mettez-vous donc à l’abri de la mort si vous êtes véridiques.
163. Ne croyez pas que ceux qui ont succombé en combattant dans
le sentier de Dieu soient morts : Ils vivent auprès de Dieu, et reçoivent de lui leur nourriture.
164. Remplis de joie à cause des bienfaits dont Dieu les a comblés,
ils se réjouissent de ce que ceux qui marchent sur leurs traces et qui ne les ont pas encore atteints, seront à l’abri des frayeurs et des peines.
165. Ils se réjouissent à cause des bienfaits de Dieu et de sa géné-
rosité, de ce qu’il ne laisse point périr la récompense des fidèles.
166. Ceux qui après le revers ( essuyé à Ohod) obéissent à Dieu et au prophète, qui font le bien et craignent le Seigneur, ceuxlà recevront une récompense magnifique.
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167. Ceux qui, lorsqu’on leur annonce que les ennemis se réunis-
sent et qu’ils sont à craindre, ne font qu’accroître leur foi et disent : Dieu nous suffit, c’est un excellent protecteur,
168. Ceux-là retournent comblés de grâces de Dieu; aucun mal-
heur ne les atteint ; ils ont suivi la volonté de Dieu, dont la libéralité est infinie.
169. Souvent Satan intimide ses adhérents; ne le craignez point, mais craignez-moi, si vous êtes croyants.
194. J’effacerai les péchés de ceux qui auront émigré ou auront été chassés de leur pays, qui auront souffert dans mon sentier, qui auront combattu et succombé. Je les introduirai dans les jardins arrosés de courants d’eau.
196. Que la prospérité des infidèles ne t’éblouisse pas. C’est une jouissance de courte durée. Leur demeure sera le feu. Quel affreux lieu de repos !
§ 45. fer [1 verset.]
lvii 25. ... Nous avons fait descendre d’en haut le fer. En lui il y a un mal terrible, mais aussi de l’utilité pour les hommes. Il vous Va donné pour savoir qui d’entre vous l’assistera ainsi que son apôtre avec sincérité. Dieu est puissant et fort.
§ 46‘. cheval [6 versets.]
c 1. J’en jure par les coursiers haletants,
2. Par les coursiers qui font jaillir le feu sous les coups de leurs
fers ;