‹ Le Koran analyséChapitre 68 sur 507 · Je ne suis point votre gardien · texte numérisé non relu

Je ne suis point votre gardien

89. Ils lui dirent : O Choaïb ! sont-ce tes dévotions qui font que tu

nous ordonnes d’abandonner ce qu’adoraient nos pères, ou de ne point faire avec nos biens ce qu’il nous plaît? Cependant tu es un homme doux et droit.

90. O mon peuple! répondit Choaïb, dites-le moi : Si j’ai reçu de

Dieu une preuve évidente, et s’il m’accorde une belle part de ses biens, dois-je ne pas m’opposer à ce qu’il m’a défendu? Je ne veux que vous corriger, autant que je le puis; ma seule assistance me vient de Dieu. C’est en lui que j’ai mis ma confiance, et c’est à lui que je retournerai.

91. O mon peuple ! puisse ma séparation d’avec vous ne pas vous valoir des maux pareils à ceux qui accablèrent le peuple de Noé, le peuple de Houd, le peuple de Saleli; le sort du peuple de Loth n’est pas éloigné de vous.

92. Implorez le pardon de votre Seigneur, puis revenez à lui. Dieu

est miséricordieux et plein d’amour.

PRÉDICATION

93. O Choaïb ! répondit le peuple, nous ne comprenons pas trop

ce que tu veux dire; tu es faible parmi nous. Si nous n’avions égard à ta famille, nous t’aurions lapidé. Tu n’aurais pas eu le dessus.

94. O mon peuple ! dit Choaïb, ma famille vous est-elle donc plus chère que Dieu ? ferez-vous comme si vous le laissiez derrière vous ? Dieu embrasse de sa connaissance ce que vous faites.

95. O mon peuple! agissez, faites le mal tant que vous pourrez; j’agirai de mon côté et vous apprendrez

96. Sur qui tombera le châtiment ignominieux, et qui de nous est menteur. Attendez l’heure; moi je l’attends aussi.

97. Lorsque notre arrêt fut prononcé, nous sauvâmes, par l’effet

de notre miséricorde, Choaïb et ceux qui avaient cru avec lui. Une tempête violente surprit les méchants; le lendemain on les trouva morts gisants dans leurs demeures.

Page 1