‹ Le Koran;Chapitre 170 sur 572 · Lorsqu'il vit qu'ils ne lui touchaient pas la main · texte numérisé non relu

Lorsqu'il vit qu'ils ne lui touchaient pas la main

(1) Lorsque les Orientaux se rencontrent, aprè^ la salatation ordinaire la paix soit ave vous {salam alaicom), ils portent la main du côt-^ du cœur, et se la serrent mutuclli-meiit. Lorsqu'ils sont étroitement liés, ils réitèrent cette cérémonie en se faisant des souhaits heureux. S'ils ne connaissent point la personne qn'ils rencoutretit, ils lui <ionnent simplement le salut; et si c'est un infidèle, ils se contentent de lui souhaiter le bonjour. Abraham voyant que les lieux envoyés célestes ne lui touchaient point la main, les prit pour des itrungers dont il n'était point connu.

il les prit pour des étrangers et se défia d'eux. Ne crains point, lui dirent-ils, nous sommes députés vers le peuple de Loth.

74. Nous lui annonçâmesla naissance d'Isaac etde Jacob; mais sa femme rit de notre prédiction.

75. 0 ciel ! s'écria-t-elle, je suis avancée dans la vieillesse, mon mari est vieux, et j'enfanterais ! cela n'est-il pas merveilleux?

76. Vous défiez-vous de la puissance du Seigneur? répondirent les anges. Famille d'Abraham, sa miséricorde et sa bénédiction sont aA^ec toi. La louange et la gloire ap partiennent au Tout-Puissant.

77. Cette prédiction heureuse ayant dissipé la frayeur d'Abraham, il disputa avec nous en faveur du peuple de Loth, parce qu'il était doux, humain et pieux.

78. Cesse de nous prier, lui dirent les anges, l'ordre de Dieu est donné, et la peine portée est inévitable.

79. Nos ministres arrivèrent chez Loth. Il s'affligea pour eux, et ne pouvant les protô-j ger, il s'écria : 0 jour plein' d'amertume ! '

80. Un peuple, depuis longtemps accoutumé au crimeJ vint en foule se présenter a lui : Voilà mes filles, leur dit Loth; vous serez moins cou pables en abusant d'elles. N me déshonorez pas dans l personne de mes hôtes. Toute!

pudeur serait-elle éteinte parmi vous?

81. Tu sais, répondirent les habitants de Sodome, que nous n'avons aucun droit à tes Mlles, et tu u'iyaores pas ce que nous demandons.

82. Ciel ! reprit Loth, ne pourrai-je réprimer vos désirs infâmes, ni trouver d'asile contre vous?

83. Nous sommes les ministres du Très-Haut, dirent les anges à Loth. Ces scélérats ne t'insulteront point. Sors cewtte nuit de la ville. Que personne de vous ne se détourne pour regarder. Ta fomme seule enfreindra cette défense. Elle subira le sort des coupables. L'arrêt du ciel s'exécutera au lever du jour.

L'instant de leur ruine est proche.

84. L'heure arriva. Nous renversâmes Sodome, et nous limes pleuvoir sur les habitants des pierres marquées de la main de Dieu. Peut s'en faut que la Mecque ne soit aussi coupable que Sodome.

85. Cluiib, ministre du Très- Haut, dit aux Madianites ses frères : 0 mon peuple! adorez le Seigneur ; il n'y a point d'autre Dieu que lui. Ne retranchez rien du poids ni de la mesure. Vous êtes dans un état florissant, mais je crains pour vous la peine du grand jour.

86. Umon peuple ! remplissez le boisseau. Pesez avec justice. Ne touchez point au bien d'autrui, et ne répandez pas la corruption sur la terre.

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