Ne crains point d’être atteint et n’aie pas peur
81 . Pharaon les poursuivit avec son armée, et les eaux de la mer les couvrirent tous. Pharaon a égaré son peuple ; il ne l’a pas conduit dans le chemin droit.
82. O enfants d’Israël ! nom vous avons délivrés de votre en-
LE KOIiAN.
lierai, et nous vous avons donné pour rendez-vous le flanc droit, du mont Sinaï ; nous vous avons donné la manne et les cailles.
83. Jouissez des mets délicieux que nous vous donnons, et évitez l’excès, de peur que mon courroux ne s'appesantisse sur vous, car celui sur qui tombera notre colère, périra.
8L Je suis indulgent pour celui qui se repent, fait le bien et suit le chemin droit.
83. Qui t’a si tôt fait quitter ton peuple ? dit Dieu à Moïse.
80. — Les chefs de mon peuple s'avancent sur mes pas, et je m’empressais d’aller vers toi pour t’élre agréable.
87. — Nous venons d’éprouver ton peuple, ô Moïse! Depuis ton départ le Samaritain * les a égarés.
88. Moïse retourna au milieu de son peuple, enflammé de colère et accablé de tristesse,
89. Et dit : O mon peuple ! Dieu ne vous a-t-il pas fait une belle promesse ? L’alliance vous paraîtrait -elle déjà durer trop longtemps? ou bien avez-vous voulu que la colère de votre Seigneur tombât sur vous, c’est pourquoi vous avez agi contrairement à mes promesses?
90. — Nous n’avons point violé nos promesses de notre propre mouvement, mais on nous a commandé de porter plusieurs charges de nos ornements = ; nous les avons réunis ensemble. Le Samaritain les jeta dans le feu , et en retira pour le peuple un veau corporel, mugissant. On nous a dit : Ceci est votre Dieu et le Dieu de Moïse -, mais il l’a oublié pour en chercher un autre.
91. N’ont-ils pas observé que ce veau ne pouvait pas leur répondre, et qu’il ne pouvait ni leur servir à rien, ni leur nuire?
92. Aaron leur disait bien : O mon peuple! on vous éprouve par ce veau. Votre Seigneur est miséricordieux. Suivez-moi et obéissez à mes ordres.
93. — Nous ne cesserons de l’adorer, répondaient-ils, que Moïse ne soit de retour.
1 Dans le texte : el Sameri , que l’on traduit par le Samaritain , puisque les commentateurs font observer que ce nVtait pas son uom propre, mais ethnique. ]Vous avons a peine besoin ici de faire remarquer combien les docteurs mahometans sont ignorants de l’bistoire des Juifs, lorsqu'ils parlent des Samaritains a IVjjoquc de 3!oiæ.
lels que les bagues, les bracelets et autres ornements que les Juifs avaient enlevds aux Egyptiens.