‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 268 sur 441 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

ta femme et crains Dieu ; et tu cachais dans ton cœur ce que Dieu devait bientôt mettre au grand jour. Il était cependant plus juste de craindre Dieu. Mais lorsque Zeïd prit un parti et résolut de répudier sa femme, nous l’ unîmes à toi par le mariage, afin que ce ne soit pas pour les croyants un crime d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs après leur répudiation 1 . Ce que Dieu décide s’ac complit.

38. Il n'y a point de crime de la part du prophète d’avoir accepté ce que Dieu lui accordait ; Dieu avait coutume de le faire pour ceux qui ont vécu avant toi. (Les ordres de Dieu sont fixés d’avance. )

39. Ceux qui remplissaient la mission dont Dieu les avait chargés craignaient Dieu et ne craignaient que lui. Dieu suffit pour tous.

40. Mohammed n’est le père d’aucun de vous. 11 est l'envoyé de Dieu et le sceau des prophètes. Dieu connaît tout.

41. O croyants! répétez souvent le nom de Dieu et célébrez-le matin et soir.

42. Il a de la bienveillance pour vous; ses anges intercèdent pour vous, afin que vous passiez des ténèbres à la lumière ; il est miséricordieux envers les vrais croyants.

43. La salutation qu'ils recevront au jour où ils comparaîtront devant lui sera ce mot : Paix. 11 leur a préparé en outre une récompense magnifique.

* On a vu plus haut ( verset 4 ) la distinction que Mahomet voulait établir entre les enfants propres et adoptifs, et lever les scrupules des Arabes à cet égard. Voici ce qui occasionna ta révélation du verset 37, qui sert de complément au verset 4. Zeïd, jeune homme de la tribu de Kalb, descendant des Hjxftjacites fut enlevé par un parti d’Arabes et mis en vente; Mahomet l’acheta longtemps avant son apostolat, le prit en affection, ci le traita comme son fils Lorsque le véritable père de Zeïd, Ilaretba, après bien- des recherches, eut enfin découvert son fils, il offrit h Mahomet de le racheter; mais le prophète déclara que, si Zeïd préférait retourner Chez son père, il le renverrait sans rançon ; dans le cas contraire, il le garderait. Zeïd déclara vouloir rester avec Mahomet, qui l'adopta solennellement pour son fils, devant la pierre noire de 1a Kaba. Plus tard, Mahomet lui fit épouser une femme nommée Zéi'ab ( Zénobie ). Quelques années après, Mahomet, étant allé un jour chez Zeïd, ne le trouva pas et vit seulement sa femme, et sa beauté le frappa au point qu’il s’écria : « Gloire è Dieu, qui tourne les coeur* des hommes Comme il veut. a Quand Zeïd rentra chez lui, sa femme lui raconta la visite de Mahomet, et son exclamation. Zeïd comprit qu’il fallait sacrifier sa femme h son bienfaiteur; aussi s’empressa-t-il de la répudier. Mahomet, soit sincèrement, soit en apparence seulement et de peur de scandale. Chercha 2i en détourner Zeïi. La-dessus, dit-on gravement, intervint la révélation du verset 37, qui légitime U passion du prophète, et permet k lui comme aux fidèles d’épouser les femmes répudiées de leurs fils adoptifs. *

t On observe que Zeïd est le seul des contemporains de Mahomet nommé daus le Koran,

44. O prophète ! nous t'avons envoyé pour être témoin, pour annoncer nos promesses et nos menaces.

45. Tu appelles les hommes à Dieu, tu es le flambeau lumineux.

4G. Annonce aux croyants les trésors de la munificence divine.

47. K 'écoute ni les infidèles ni les hypocrites. Ne les opprime pas cependant. Mets ta confiance eu Dieu. Il suffit d’avoir confiance en Dieu.

48. O croyants ! si vous répudiez une femme fidèle avant d'avoir eu commerce avec elle, ne la retenez point au delà du terme prescrit. Donnez-lui ce que la loi ordonne, et renvoyez-la avec honnêteté.

49. O prophète ! il t’est permis d'épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec loi, et toute femme fidèle qui aura donné son âme - (elle-même) au prophète, si le prophète veut l'épouser. C’est une prérogative que nous l’accordons sur les autres croyants.

50. Nous connaissons les lois du mariage que nous avons établies pour les croyants. Ne crains point de le rendre coupable en usant de tes droits. Dieu est indulgent et miséricordieux.

51 . Tu peux donner de l’espoir à celle que lu voudras, et recevoir • dam la couche celle que tu voudras, et celle que tu désires de nouveau après l’avoir négligée. Tu ne seras pas coupable en agissant ainsi. Il sera ainsi plus facile de les consoler. Qu’elles ne soient jamais affligées , que toutes soient satisfaites de ce que tu leur accordes. Dieu connaît ce qui est dans vos cœurs ; il est savant et humain.

52. Il ne t'est pas permis de prendre d'autres femmes que celles que tu as, ni de les échanger contre d’autres, quand même leur beauté te charmerait, à l’exception des esclaves que tu peux acquérir. Dieu voit tout.

53. O croyants ! n’entrez point sans permission dans la maison du prophète, excepté lorsqu'il vous invite à sa table. Rendez-vous-y lorsque vous y êtes appelés. Sortez séparément après le repas et ne prolongez point vos entretiens, vous l'offenseriez. Il rougirait de vous le dire ; mais Dieu ne rougit point de la vérité. Si vous avez quelque demande à faire à scs femmes, faites-la à travers un voile; c’est ainsi que vos cœurs et les leurs se conserveront en pu-

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