‹ Le kraurosis vulvæChapitre 18 sur 33 · PLANCHE IV · texte numérisé non relu

PLANCHE IV

Kraurosis blanc , Kraurosis rouge , Kraurosis post-opératoire.

Figure 1. — Kraurosis leucoplasique syphilitique ou Kraurosis blanc. (L’observation est donnée dans le texte, page 248.)

Il existe deux plaqueg leucoplasiques, l’une à la partie supérieure des petites lèvres, plus développée à droite, l’autre à l’anus.

Les petites lèvres sont séparées du capuchon du clitoris par une perte de substance; leur atrophie est nette. En les écartant, il se forme un pli au niveau du vestibule urétral, tendant à cacher le méat, et un autre au niveau de la commissure postérieure.

L’orifice vaginal présente vaguement un aspect cordiforme; la paroi antérieure du vagin fait saillie et présente des bandes de sclérose circonscrivant un espace de muqueuse en forme de quadrilatère, d’un aspect très particulier.

Figure 2. — Kraurosis inflammatoire ou kraurosis rouge (figure dessinée en 1896, d’après une femme de trente-cinq ans).

Les grandes et les petites lèvres sont atrophiées. L’orifice vaginal est très étroit, d’aspect cordiforme; le bord en est rigide, peu extensible. De nombreuses petites taches, rappelant la couleur de la tacheture des truites ou celle de certaines briques, sont disséminées sur tout le pourtour.

Figure 3. — Kraurosis post-opératoire , développé chez une femme de vingt-neuf ans, ayant eu trois enfants, ovariectomisée depuis un an. Les grandes et les petites lèvres sont normales. Toute la muqueuse de la région est pâle dans son ensemble. Autour du méat, en dehors des caroncules hyménéaux, on voit de nombreuses taches couleur brique. Le méat présente une muqueuse rouge, éversée. La commissure postérieure est parsemée de fines arborisations vasculaires. L’orifice vaginal est resserré bien que la malade ait eu trois enfants : la toucher avec un doigt est très douloureux. Sensation de sécheresse et de cuisson, à la marche ; les injections se prennent difficilement depuis 3 ou 4 mois.

Figure 4. — Kraurosis post-opératoire développé chez une femme de quarante-trois ans, ayant subi il y a sept ans la castration par la voie vaginale. (Observ. publiée in Bull, de la Soc. anat ., 1905, p. 626.)

Les petites lèvres sont très amincies, comme fanées. L’orifice vaginal est rétréci, les bords en sont peu extensibles. Tout le pourtour, en dehors des vestiges de l’hymen, est rouge, avec arborisations capillaires très développées. Çà et là, surtout à droite et à gauche du méat, existent des points inflammatoires folliculaires.

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