‹ Le kraurosis vulvæChapitre 17 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sous l’influence de causes diverses le revêtement cutanéo-muqueux de la vulve, et plus particulièrement des petites lèvres, du capuchon, du clitoris et de l’anneau vulvaire, peut être atteint de sclérose rétractile.

Le nom de Kraurosis Yulvæ, déjà consacré par l’usage, peut être donné à cette sclérose.

Le Kraurosis Vulvæ se définit ainsi un état morbide caractérisé cliniquement par l’atrophie et la rétraction du revêtement cutanéo-muqueux de la vulve et plus particulièrement de l’anneau vulvaire, histologiquement par la sclérose du derme avec lésions épidermiques variables.

Le terme Kraurosis n’est pas synonyme du terme Leucoplasie.

Le Kraurosis s’associe fréquemment à la Leucoplasie, la précède, l’accompagne, ou la suit. Ainsi se trouve constituée une variété spéciale de Kraurosis que je propose d’appeler Kraurosis blanc ou Kraurosis leucoplasique ou Kraurosis de Breisky.

Le Kraurosis se complique souvent de lésions inflammatoires, et, par opposition à la forme précédente, je donne à cette variété clinique le nom de Kraurosis rouge. Le Kraurosis rouge comprend le Kraurosis vasculaire ou hyperhémique ou Kraurosis de Lawson-lait et le Kraurosis folliculaire.

Le Kraurosis s’observe, dans une proportion qui reste à fixer, après la castration ovarienne ou utéro-ovarienne et mérite alors le nom de Kraurosis post-opératoire.

F. JA Y LE

Dans certaines conditions, il apparaît chez des femmes atteintes d’ovarite scléreuse atrophiante. LeKraurosis sénile ou présénile semble être associé à ces lésions ovariennes.

Le Kraurosis leucoplasique se complique de cancer dans environ un dixième des cas, d’après les observations publiées.

Le Kraurosis post-opératoire ne paraît pas favoriser le développement du cancer.

Le Kraurosis sénile ou présénile coïncide parfois avec l’apparition de lésions cancéreuses.

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