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RECHERCHE DE L’OXYDE DE CARBONE

Grâce à l’emploi du spectroscope, la recherche de l’oxyde de carbone est aussi prompte que facile. On sait que le sang dilué d’eau, et placé devant la fente du spectroscope, donne dans le spectre deux bandes d’absorption, situées entre les raies D et E : sous l’influence de certains agents réducteurs, en particulier du sulfhydrate d’ammoniaque, ces bandes disparaissent et se fondent en une seule qui occupe à peu près l’espace intermédiaire compris entre les deux bandes primitives. Si le sang est celui d’un individu empoisonné par l’oxyde de carbone, le spectre d’absorption est le même, à de minimes différences près1; mais, en présence du sulfhydrate, la réduction ne se produit pas : ce qui différencie immédiatement le sang normal du sang oxy-carboné.

Le spectroscope que nous employons est le spectroscope ordinaire, à un seul prisme. La

1. Voir, dans la 2e partie, les travaux de M. Cherbuliez sur la recherche de l’oxyde de carbone, par la spectrophotométrie.

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largeur de la fente est réglée au moyen d’une vis micrométrique, portant des divisions sur un cadran : il est utile en effet, pour certaines comparaisons un peu délicates, d’opérer toujours dans des conditions identiques de largeur de fente, et aussi d’éclairage (fîg. 1).

La source de la lumière est une double lampe à gaz, d’un modèle spécial, que nous avons fait construire par M. Wiesnegg. Les verres de lampes sont recouverts d’une enveloppe de tôle, percée seulement d’une fente de un centimètre de large sur six à sept centimètres de long; on supprime ainsi toute lumière inutile. La première lampe est fixe et placée dans l’axe du pied de l’appareil : la seconde, toute semblable, se fixe en différents points d’une tige métallique horizontale, qui peut elle-même se mouvoir autour du pied et dans un plan horizontal. Par cette disposition, il est facile d’obtenir, sans de longs tâtonnements, l’éclairage du petit prisme supplémentaire qui se rabat devant la moitié supérieure de la fente et donne un spectre superposé au premier et servant de terme de comparaison.

Extraction des gaz du sang. — Le spectroscope fournit donc des indications rapides fort utiles : mais jusqu’ici, on n’a guère réussi à se servir de cet instrument pour le dosage de l’oxyde de carbone : pour ce dosage, on est

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obligé de procéder à l’analyse des gaz extraits du sang : c’est ce que nous faisons toujours, du moins quand la quantité de sang dont on peut disposer est suffisante.

Fig. 1. — Examen spectroscopique du sang.

Les figures 2 et 3 représentent la disposition adoptée au Laboratoire.

Les gaz sont extraits par le vide, au moyen d’une pompe à mercure. Le vase destiné à contenir le sang est un ballon de cinq à sept cents centimètres cubes, muni d’un entonnoir à robinet ajusté par un rodage à l’émeri : le tube qui prolonge ce robinet descend jusque vers le centre du ballon : le trou du robinet est un peu

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Extraction des gaz du sang.

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