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RECHERCHE DE L OXYDE DE CARBONE

fications, la pompe ordinaire d’Alvergniat : nous y avons supprimé la petite cuve de verre audessus du robinet à trois voies, sur laquelle on recueille les gaz. Cette cuve, trop petite et de forme peu commode, est ici remplacée par une cuve rectangulaire en fonte, placée derrière les robinets de la pompe à mercure, auxquels elle se relie par un tube capillaire, comme l’indique la figure : la cuve a des banquettes pour poser les éprouvettes, et un orifice latéral pour l’écoulement du trop plein du mercure. Cette petite modification est extrêmement commode, et rend le maniement des plus faciles : son seul inconvénient est d’alourdir un peu la pompe à mercure dans ses parties élevées et de compromettre sa stabilité: c’est pourquoi il est bon de fixer l’appareil au plancher.

Pour rendre l’opération plus rapide, le second robinet à trois voies de la pompe est relié, par un tube de verre, à une trompe à eau, d’une part, et à une machine Carré, de l’autre. On fait le vide dans tout l’appareil, d’abord avec la trompe, puis avec la machine Carré, ce qui demande quelques instants ; on complète le vide avec la pompe à mercure elle-même.

L’appareil étant vide d’air, le sang (cent centimètres cubes environ), est introduit dans le ballon, par l’entonnoir à robinet; il n’est pas inutile d’introduire en même temps quelques gouttes d’huile pour empêcher la mousse, sou-

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vent fort gênante. On commence l’extraction des gaz, et on achève le dégagement d’oxyde de carbone en introduisant dans le ballon une solution bouillie d’acide acétique cristallisable saturé de sel marin, conformément aux indications de M. Gréhant. En même temps on chauffe le ballon au bain-marie vers 50°.

Les gaz sont recueillis sur la petite cuve, dans des éprouvettes de forme basse, avec un robinet à la partie supérieure : ce robinet facilite le remplissage et certains transvasements. On transporte l’éprouvette sur la cuve, et on procède à l’analyse par les méthodes ordinaires : on opère en général sur vingt à vingtcinq centimètres cubes : l’acide carbonique est d’abord absorbé par la potasse ; l’oxygène par l’acide pyrogallique ; l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux. Les trois réactifs sont contenus dans des pipettes de Salet: c’est l’appareil qui nous paraît le plus pratique pour effectuer promptement et exactement les séparations des gaz et des liquides absorbants, séparations qui constituent la principale difficulté des analyses de gaz.

En général les mesures sont faites sur les gaz séchés par une goutte d’acide sulfurique. Après l’absorption de l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux, il est nécessaire d’éliminer par un fragment de potasse les vapeurs chlorydriques introduites par le réactif. Les lec-

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tures se font soit sur la cuve à mercure, soit dans le mesureur de l’appareil de Doyère, qui permet d’opérer toujours dans les mêmes conditions de pression. L’emploi de l’appareil Doyère, ou de tout autre système de mesure précise, est souvent nécessaire, car les doses d’oxyde de carbone à retrouver dans les gaz du sang sont en général assez faibles, et doivent être déterminées avec quelque rigueur.

Pour compléter la démonstration, on reprend le chlorure cuivreux qui a servi à l’absorption de l’oxyde de carbone ; on l’introduit dans un tube entièrement plein de mercure ; par l’addition d’un excès de potasse solide, on déplace l’oxyde de carbone, et on constate si le gaz brûle avec une flamme bleue.

Dans quelques cas, nous avons dosé l’oxyde de carbone par combustion, au moyen de l’excellent eudiomètre de M. Riban. Toutefois cette méthode ne paraît pas donner de résultats plus précis que l’emploi du chlorure cuivreux.

BROUA.RDEL ET OGIER.

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