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La presse Samain est fort commode pour cet usage ; elle

MÉTHODES D’EXPERTISES TOXICOLOGIQUES

teuse. On filtre de nouveau pour séparer des matières grasses en suspension. On élimine ensuite une partie de l’alcool par distillation. Cette distillation s’opère au bain-marie, dans une cornue traversée par un courant rapide d’acide carbonique ; l’emploi du gaz carbonique a pour but d’activer l’évaporation, et surtout d’empêcher une élévation trop grande de température. La distillation est arrêtée lorsqu’on a recueilli environ la moitié de l’alcool employé.

On continue l’évaporation dans le vide sec, jusqu’à ce que le liquide ait pris une consistance de masse pâteuse1.

permet d’obtenir des pressions suffisamment énergiques pour qu’il soit inutile de renouveler les épuisements alcooliques.

1. L’évaporation dans le vide de ces masses considérables de liquide (souvent plus d’un litre) est, comme l’on sait, longue et fastidieuse. Nous avons adopté les dispositions suivantes, qui nous semblent assez pratiques :

Nos cloches à vide ont, à leur base, un bord rodé large d’environ trois centimètres ; cette large surface de contact entre la platine et la cloche permet d’employer, pour le graissage, de la vaseline (vaseline brune ordinaire), au lieu du suif dont on se sert habituellement: ce qui offre quelques avantages; la vaseline s’étale facilement, avec un couteau de bois, sur le rebord des cloches ; le nettoyage des cloches et des platines est très aisé ; l’occlusion est aussi parfaite qu’avec le suif, — mais seulement à la condition d’employer des cloches à large rebord ; — les fuites, s’il y en a, s’aperçoivent aisément, par les fissures qui se produisent dans la couche transparente comprise entre le bord de la cloche et le plan de verre. — Un tour de main très simple permet de séparer sans peine la cloche de la platine ; opération qui est quelquefois difficile avec le suif. — Par les grandes chaleurs la vaseline devient un peu trop fluide pour cet usage ; en

ALCALOÏDES

Cette masse est reprise par de l’eau alcoolisée ; on filtre et on ajoute au liquide filtré de l’alcool jusqu’à ce qu’une nouvelle addition ne détermine plus de précipité. On évapore l’excès d’alcool au bain-marie dans un courant d’acide carbonique. Le liquide aqueux et acide (qui généralement a un volume de 500 à 800 cent, cubes) est alors épuisé à deux ou trois reprises par de l’éther de pétrole ; on emploie chaque fois un volume de pétrole à peu près égal au volume du liquide. Dans cet épuisement, il se produit assez souvent une émulsion assez persistante.

ce cas, il est bon d’y dissoudre à chaud un peu de paraffine. — Les cloches ont vers le bas une tubulure latérale, où se fixe un robinet de verre sur une monture rodée : cette disposition est la meilleure ; elle n’offre pas les inconvénients des robinets placés au sommet des cloches (chutes, dans les liquides à évaporer, de petits corps étrangers entraînés avec le courant d’air, quand on ouvre le robinet), ni les difficultés de construction des robinets portés par la platine. Les liquides à évaporer sont étalés sur une grande surface, dans des capsules plates ou dans de très larges verres de montre superposés. Pour avoir aussi une grande surface desséchante d’acide sulfurique, nous superposons dans un cristallisoir cinq ou six plateaux de plomb, formant des sortes de cuvettes très basses, de trois à quatre millimètres de profondeur ; l’ensemble des plateaux contient environ un litre d’acide ; on les remplit jusqu’à les faire déborder. A mesure que l’hydration de l’acide s’effectue, la couche fortement aqueuse qui se forme à la surface déborde des plateaux et tombe dans le cristallisoir ; on conserve ainsi à la surface de chaque cuvette une couche d’acide relativement concentré, dont l’action desséchante dure assez longtemps. Dans ces conditions, l’acide étant renouvelé une fois par vingt-quatre heures, on arrive à évaporer complètement, dans une seule cloche, un litre de liquide, en trois ou quatre jours.

MÉTHODES D’EXPERTISES TOXICOLOGIQUES

On arrive quelquefois à la résoudre par une légère addition d’alcool ; il vaut mieux jeter le tout sur filtre placé sous une cloche et attendre quelques heures ; l’émulsion se sépare peu à peu1 . La plus grande partie des matières grasses se trouve éliminée par le traitement au pétrole. Si ce traitement a été fait avec soin, aucune émulsion n’est à craindre avec les dissolvants qui seront ultérieurement employés. Les alcaloïdes que pourrait enlever le pétrole n’ont que peu d’intérêt au point de vue des expertises toxicologiques (pipérine, capsicine). A moins d’indications spéciales, la solution pétrolique pourra donc être laissée de côté. On se rappellera néanmoins que le pétrole peut avoir dissous le phénol, l’acide picrique, les huiles essentielles, le camphre, la matière colorante du safran, cette dernière fort importante dans l’étude des empoisonnements par le laudanum, etc.2.

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