‹ Le Laboratoire de toxicologieChapitre 2 sur 47 · CRÉATION DU LABORATOIRE · texte numérisé non relu

CRÉATION DU LABORATOIRE

de nouveaux aménagements de la salle d’autopsies, l’application d’un système frigorifique à la conservation des cadavres, et enfin l’établissement d’un laboratoire de chimie et d’histologie, d’un chenil, d’une collection de pièces anatomiques, d’une bibliothèque. Le rapporteur concluait par un projet de délibération approuvant une dépense à prévoir de 140,000 fr. et autorisant M. le Préfet de la Seine à entrer en négociations avec MM. les ministres de la Justice et de l’Instruction publique, afin d’obtenir la participation de l’Etat par moitié dans les dépenses prévues. — Les négociations qui furent en effet entamées dans cette voie n’eurent qu’un demi-résultat. Le ministère de la Justice déclina toute participation, tandis que le ministère de l’Instruction publique s’engageait à concourir aux dépenses prévues pour une somme de 35,000 fr. Dans la séance du 14 mai 1881, à la suite d’un rapport de M. Decorse, le Conseil général décida l’installation des appareils frigorifiques de la Morgue et approuva en principe l’établissement d’une salle d’autopsie et d’un laboratoire de chimie et de micrographie devant être affecté aux recherches médico-légales. La subvention de 35,000 fr., consentie par le ministère de l’Instruction publique, était acceptée. Mais l’article 8 de la délibération disait qu’elle ne devait avoir d’effet qu’autant que l’Etat contribuerait pour moitié dans les frais d’entretien

INTRODUCTION

nécessités par le fonctionnement des nouveaux services. C’est alors que M. de Hérédia (16 mai 1881) fit valoir devant le Conseil général les inconvénients qui pouvaient, à son avis, résulter de la participation de l’Etat à ces frais d’entretien : l’opinion de M. de Hérédia obtint gain de cause, et en définitive, l’ensemble du projet fut voté, après suppression de l’article 8, relatif à la participation de l’Etat.

De toutes ces discussions, il résultait que le Conseil général approuvait la création d’un ensemble de salles d’études, ou, si l’on veut, d’un Laboratoire où devaient trouver place ces installations complémentaires réclamées par la médecine légale. Il était évident que ce Laboratoire aurait dû être placé à la Morgue même. Malheureusement l’exiguïté des locaux rendait cette solution impraticable. C’est pourquoi M. Decorse (3 décembre 1881) demanda que l’installation fût faite dans les locaux de la Préfecture de police. Cette proposition fut adoptée et un emplacement convenable fut désigné, dans la caserne de la Cité.

Telles sont, Monsieur le Préfet, les circonstances qui ont déterminé la création, à la Préfecture de police, de ces nouveaux services réunis sous le nom de Laboratoire de Toxicologie.

L’installation actuelle doit être, nous semble-t-il, considérée comme provisoire et la

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