OBSERVATIONS
très faible
faible
faible
abondant
abondant
nul
jaune or.
jaunâtre
nul
jaunâtre
brun
brun
FOIE
REINS
FOIE
REINS
FOIE
REINS
FOIE
pp. ab.
pp. ab.
pp. faible
pp. moy.
pp. tr. ab.
pp. tr. ab.
bl. trace
bl. ab.
bl ab.
col. brun.
col. br. cl.
col. brun.
col. br. cl.
col. viol.
col. viol.
dev. brune
p. verdàt.
p. brune
col. br. cl.
col. brun
col. brun.
violacé
'cL
col. brun
col. viol.
viol, fugit.
faible
CO
col viol.
col. vert.
p. vertsale
or. tr. cl.
or.
col. or. cl.
col. or. cl.
col. or. cl.
col. or.
col. or.
col. or.
Expérience 1.
Fœtus de 7 à 8 mois. L’autopsie de la mère a été faite 4 jours après la mort. La putréfaction du fœtus n’était nullement commencée. Le poids du fœtus était de 525 grammes (par exception, on a fait l’extraction des alcaloïdes sur le cadavre entier).
Résidus nuis ou excessivement faibles ; aucune réaction d’alcaloïdes.
Expérience 2.
Homme, 53 ans (coups de couteau). Mort le 4 juin. Autopsie le 7 juin. Rigidité disparue, putréfaction non commencée.
Les résidus du foie sont de même nature que ceux des reins : abondants avec la benzine acide1, nuis avec le pétrole alcalin2, très faibles avec les autres dissolvants.
— Précipités par les réactifs généraux.
— Réactifs contenant de l’acide sulfurique
1. C’est-à-dire: résidus provenant de l’épuisement par la benzine en solution acide.
2. C’est-à-dire : résidus provenant de l’épuisement par le pétrole en solution alcaline.
(sulfovanadate , sulfomolybdate , sulfosélénite), colorations brunes de tons divers ; acide nitrique, color. orangé clair (résidus de benz. aie. et aie. amyl.1).
— Autres réactifs, rien.
Expérience 3.
Fœtus mort-né, d’environ 8 mois, présentant les apparences d’une macération peu prolongée. Mère syphilitique. Conservé 20 heures, à l’abri de l’air dans de l’ouate stérilisée. La putréfaction n’est nullement commencée.
Le foie pèse 130 gr. Les reins, 22 gr. Les résidus sont excessivement faibles, notables cependant par rapport au faible poids des viscères.
Les résidus du foie ont seuls donné des précipités très faibles avec les deux réactifs généraux.
Autres réactifs, rien.
Expérience 4.
Femme, 25 ans (coups de couteau). Morte le
1. C’est-à-dire : résidus provenant de l’épuisement par la benzine, sol. aie. et de l’épuisement par l’alcool amylique.
BROUÀRDEL ET OGIER.
19 juin. Autopsie le 21. Rigidité non disparue. Putréfaction non commencée.
Résidus assez abondants avec aie. amyl. et chlorof. acide; nuis avec pétrole aie.; faibles avec les autres dissolvants.
Réactifs généraux : précipités très faibles ou nuis, beaucoup plus nets avec l’iodure de potassium ioduré qu’avec le réactif de Mayer ; ferricyanure : réduction faible ; sulfomolybdate : col. gris-bleu fugitive (résidu du premier épuisement par Talc. amyl.).
Expérience 5.
Homme, 21 ans (coups de feu). Mort le 13 juillet. Autopsie le 16. Putréfaction à peine commencée.
Résidus abondants avec l’aie, amylique, très faibles avec les autres dissolvants.
Réactifs généraux : précipités très faibles.
Col. brunes diverses avec les réactifs contenant de l’acide sulfurique.
Ac. sulfurique, alcool et perchl. de fer: col. vert sale (résidu de la benz. acide et chlorof. acide). Cette coloration pourrait faire croire à la présence de la digitaline.
Autres réactifs : rien.
Expérience 6.
Femme, 19 ans (coups de couteau). Morte le 13 juillet. Autopsie le 16. Putréfaction à peine commencée.
Cette expérience se présente dans les mêmes conditions que la précédente : même état de putréfaction à peine commencée, résidus du même aspect, de mêmes volumes et de mêmes propriétés. Mais on n’a pas obtenu la coloration verte signalée dans l’expérience S avec le réactif de la digitaline.
Expérience 7.
Homme, 15 ans (blessure à la tête). Mort le 23 juin. Autopsie le 25. Putréfaction commencée, légère teinte verte de l’abdomen.
Résidus assez abondants avec l’aie, amylique (premier épuisement), abondants avec benzine et chlorof. acides, nuis avec pétrole aie., presque nuis avec les autres dissolvants.
Réactifs généraux : précipités abondants ;
ferricyanure : réductions nettes ; réactifs contenant de l’acide sulfurique : col. brunes diverses ; ac. sulfur. aie. et perchlorure de fer: col. ver-
dâtres sales avec les résidus du foie (aie. amyl., benz. acide, chlorof. ale.),
Expérience 8.
Femme (coups de couteau). Morte le 4 juillet. Autopsie le 6. Putréfaction peu avancée.
Résidus bruns, abondants, principalement ceux de l’aie, amyl., benzine acide et chlorof. acide; faibles avec le pétrole.
Réactifs généraux, précipités abondants ; réactifs contenant de l’acide sulfurique : col. brunes diverses; sulfosélénite : col. verdâtres avec les résidus de benz. aie., chlorof. aie. ; aie. amyl. (Résidus du foie) : la morphine et la codéine donneraient des colorations de ce genre ; acide iodique et eau iodée : précipités abondants, surtout avec les résidus du foie.
Expérience 9.
Femme (coups de couteau). Morte le 4 juin. Autopsie le 8. Putréfaction peu avancée.
Résidus jaunes abondants avec la benz. acid, et l’alc. amyl. ; assez abondants, bruns, avec le chlorof. acid. ; faibles avec benz. aie. et chlorof. alcal.
DE L’iNFLUENCE DES PTOMAÏNES
Réactifs généraux : précipités ; ferricyanure : réductions nettes ; réactifs contenant de l’acide sulfurique : col. brunes diverses ; sulfovanadate : col. brun violet avec benz. acid, (résidu des reins) et col. verte devenant rapidement violette avecl’alc. amyl. (résidu des reins) ; acide iodique : précipités blancs (benz. et chlorof. acides) ; autres réactifs : rien.
Expérience 10.
Enfant, 11 ans (tuberculose pulmonaire, épanchement dans les plèvres, foie et rate tuberculeux). Mort le 4 juin. Autopsie le 8. Putréfaction commencée. Teinte verte de l’abdomen.
Résidus faibles avec benz. ac. ; abondants avec chlorof. acide ; nuis avec pétrole aie. ; notables avec benz., chlorof. aie. et aie. amyl.
Réactifs généraux : précipités abondants ; ferricyanure : réductions faibles ; sulfomolybdate : col. violacée avec la benz. acide (reins), col. gris-violacé avec aie. amyl., col. brunes avec les autres résidus; sulfovanadate: col. brun violet faible avec chlorof. aie. ; en outre, colorations brunes diverses avec les réactifs contenant de l’acide sulfurique ; bichrom. et ac. sulfurique : col. brun violet avec chlorof. acide (foie); ac. nitrique : col. orangée avec plusieurs
des résidus; ac. sulfurique aie. et perchl. de fer : col. bleu-clair, passant au violet puis au brun avec la benz. acid, (reins) et col. verte avec l’alcool amyl. alcal.
Cette expérience a donc donné un certain nombre de réactions colorées : la col. violette avec le sulfomolybdate pourrait faire croire à la présence de la morphine ; les autres caractères de cet alcaloïde font défaut. L’un des résidus (aie. amyl.) a aussi présenté la réaction de la digitaline ; mais il faut observer que, d’après notre mode de séparation, la digitaline, s’il y en avait eu, aurait dû passer dans la benz. acide. Enfin le résidu du chlorof. acide (foie) a donné avec l’ac. sulfurique et le bichromate une réaction violacée pouvant être confondue avec celle de la strychnine : les autres caractères de cet alcaloïde ont manqué ; 2 milligr. de la base extraite injectés à une grenouille ont déterminé, après une demi-heure, une paralysie des membres antérieurs ; aucun symptôme rappelant l’empoisonnement par la strychnine.
Expérience 11.
Homme (40 ans), écrasé. Mort le 8 juin, autopsie le 18. Putréfaction assez avancée. Teinte verte de l’abdomen.
DE L’iNFLUENCE DES PTOMAÏNES
Résidus abondants bruns avec les sol. amyliques ; nuis avec le pétrole alcalin ; assez abondants avec chlorof. acide ; faibles avec les autres dissolvants.
Réactifs généraux : précipités peu abondants, sauf avec les résidus amyliq. — Sulfomolybdate : col. gris bleu (aie. amyl.) — Sulfovanadate : col. violette devenant verdâtre, puis brune (ale. amyl.). — Bichromate et ac. sulfurique: col. violacée faible (aie. amyl.). — Ac. suif, alcool, et perchl. de fer : col. violacée devenant brune (aie. amyl.); et col. verdâtre sale (benz. acide et chlorof. acide).
En somme, les réactifs contenant de l’acide sulfurique ont assez souvent donné des colorations diverses, en particulier violacées. On peut faire sur cette expérience des observations analogues à celles de l’expérience précédente.
Expérience 42.
Homme, SO ans (noyé, 8 jours dans l’eau et 2 jours à l’air). Putréfaction avancée. Gaz combustibles sous la peau, brûlant avec flamme bleue.
Résidus peu abondants, sauf avec l’aie, amyl. (Epuisement direct.) Avec le pétrole, benzine, chlorof. aie. ; résidus presque nuis.
Précipités par les réactifs généraux: — Ferricyanure : réduction nette. — Réactifs contenant de l’acide sulfurique : col. brunes plus ou moins intenses, et en outre: Sulfomolybdate ; color. bleue devenant gris (aie. amyl.); — Sulfosélénite : color. gris violet (aie. amyl.); — Bichromate et ac. sulfurique : col. gris un peu violet (aie. amyl.) ; — Ac. iodique : réduction nette (aie. amyl. alcal.) ; — Ac. sulfur. alcool et perchl. de fer. : col. vert sale (benz. acide, reins) et col. verte (chlorof. acide et aie. amyl. alcal.)
11 y a donc eu diverses colorations violacées d’ailleurs peu nettes, et des colorations vertes analogues à celle que donnerait la digitaline avec l’ac. suif, alcool, et le perchlorure de fer.
Expérience 13.
Femme (écrasée), morte le 23 août. Autopsie le 1er septembre. Putréfaction très avancée.
Résidus notables sauf avec le pétrole alcalin.
Réactifs généraux : précipités faibles. Les résidus amyl. donnent avec le sulfomolybdate des color. bleues et bleu-gris très fugaces. — Avec le sulfovanadate et le sulfosélénite, des color. violacées-gris. En somme, réactions très peu apparentes.
DE L’iNFLUENCE DES PTOMAÏNES
Expérience 14.
Femme (écrasée), morte le 23 août. Autopsie le 1er septembre. Putréfaction très avancée.
Mêmes caractères que dans l’expérience précédente.
Expérience 15.
Homme (noyé), 12 jours dans l’eau. Putréfaction très avancée.
Résidus notables surtout avec l’aie, amyl., la benzine acide et le chlorof. acide.
Réactif de Mayer : pas de précipité. — Iodure depot, iodurée : précipités très faibles. — Ferricyanure : pas de réduction. Autres réactifs : pas de colorations particulières. En somme, réactions très peu marquées, ou nulles, malgré la putréfaction avancée et la quantité notable des résidus.
Expérience /6.
Homme (pendu), mort le 6 septembre. Autopsie le 15. Putréfaction très avancée.
Résidus en général très faibles.
Les réactifs généraux donnent des précipités peu abondants. — Ferricyanure : pas de réduction. — Autres réactifs : pas de color. intéressantes. — En somme, réactions peu marquées.
Expérience 17.
Homme (coups de couteau), mort le 3 août. Autopsie le 17. Putréfaction très avancée.
Résidus assez abondants avec l’alcol amyl. ; nuis avec le pétrole alcal. ; très faibles avec les autres dissolvants.
Réactifs généraux: précipités faibles. Sulfomolybdate : col. bleu fugace ale. amyl.). Rien d’autre à noter.
Expérience 18.
Homme. Mort le 7 août. Autopsie le 9. Cause de la mort non précisée (érysipèle ?) Extrêmement putréfié. Gaz combustibles.
Résidus assez abondants, sauf avec le pétrole ale.
Réactifs généraux : précipités abondants. —
Ferricyanure : réduction ; — Sulfomolybdate, color. violette (aie. amylicjue). — Sulfovanadate, color. violette. Les autres réactifs contenant de l’acide sulfurique donnent aussi des col. violacées (aie. atnyl.) ; eau iodée, acide iodique : précipités abondants ; — acide nitrique : color. orangée.
On a donc observé ici une réaction appartenant à la morphine, une autre appartenant à la strychnine.
Expérience 19.
Homme (cause de mort inconnue). Mort le 5 août. Autopsie le 13. Très putréfié. Gaz combustibles.
Résidus abondants avec l’alc. amyl., notables avec la benz. acide, et chlorof. acide. Nuis avec pétrole alcalin ; — faibles avec les autres dissolvants.
Précipités par les réactifs généraux. — Sulfomolybdate : color. bleue fugace (aie. amyl.). — Sulfovanadate : col. verdâtre sale (aie. amyl.). Cette dernière réaction pourrait faire songer à la présence de la colchicine.
Expérience 20.
Femme, 35 ans (strangulation). Date de la mort inconnue. Putréfaction extrêmement avancée. Epiderme se détachant complètement. Gaz non combustibles sous la peau.
Résidus assez abondants.
Réactifs généraux : précipités. — Ferricyanure. Réduction. — Sulfomolybdate: color. violacée (benz. aie. et aie. amyl. aie.). — Sulfosélénite : même coloration. — Sulfovanadate, col. verte (benz. aie. et chlorof. aie.) — Richromate et ac. sulfurique : col. violacée (chlorof. alcalin).
La réaction verte du sulfovanadate rappellerait celle de la colchicine ; une réaction pourrait faire soupçonner la présence de la strychnine, — une autre, celle de la morphine.
Expérience 21.
Femme (cause de la mort inconnue). Morte le 23 juillet; exhumée le 2 septembre. Putréfaction très avancée.
Résidus abondants avec l’alcool amylique, la benz. alcaline, le chlorof. alcalin ; — nuis avec le pétrole aie. ; — faibles avec les autres dissolvants.
Précipités par les réactifs généraux. — Rien d’intéressant à noter.
Expérience 22.
Homme. Exhumation après 25 mois (Tuberculose).
Les résidus ne sont notables qu’avec l’aie, amyl.
Réactif de Mayer : Rien.
Iodure ioduré : précipités faibles.
Ferricyanure : réduction (aie. amyl. ép.
direct).
Sulfovanadate : col. gris violacé ; — Sulfomolybdate, col. bleue fugace (aie. amyl.).
Expérience 23.
Femme (affection cardiaque). Exhumation après 24 mois. Décomposition relativement peu avancée.
Résidus très faibles, sauf avec l’alc. amyl. Précipités très faibles avec l’iodure ioduré. Rien de particulier à noter.
Expérience 24.
Femme. Exhumation après 27 mois. Inhumation ordinaire dans une bière en sapin.
Résidus peu abondants.
Réactifs généraux : précipités très faibles (ale. amyl. et chlor. alcal.) — Sulfomolybdate, color. bleue fugace (ale. amyl.). — Col. brunes diverses avec les réactifs contenant de l’acide sulfurique.
En somme, réactions peu marquées.
Expérience 25.
Femme (tuberculose). Exhumation après 25 mois. Inhumation dans une bière en chêne avec une mixture contenant du phénol.
Résidus en général assez faibles.
Réactifs généraux : précipités peu abondants.
— Ferricyanure : réduction faible. — Ac. nitrique (alcool amyl. ale.) : col. violacée fugace.
— Perchlorure de fer (pétrole) : color. violette due à l’acide phénique de la mixture ; les résidus ont l’odeur de l’ac. phénique. — Aucune autre réaction intéressante.
DE L’iNFLUENCE DES PTOMAÏNES
Résumé.
Les expériences précédentes donnent lieu à diverses observations que nous résumerons comme il suit :