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Identité des résidus extraits du foie et des reins

D’une manière générale, on peut dire que les résidus extraits soit du foie, soit des reins du même cadavre ont présenté des propriétés analogues : souvent, il est vrai, les résidus provenant des reins n’ont pas donné de précipités par les réactifs généraux, alors que les résidus du foie fournissaient des précipités nets : cette différence peut s’expliquer aisément, les résidus étant moins volumineux avec les reins qu’avec le foie, en raison de la différence de poids.

2. Sauf dans une expérience, on a toujours trouvé, dans certains des résidus, des matières offrant les caractères généraux des alcaloïdes ; le seul cas où l’on n’ait pas constaté de réactions alcaloïdiques est celui de l’expérience 1, (fœtus de 7 à 8 mois ne présentant aucune trace de putréfaction). Doit-on attribuer cette absence de toutes réactions simplement h la petitesse des

viscères mis en expérience ? ou bien à l’état de conservation du cadavre ? C’est ce que nous ne saurions dire exactement.

Les résidus sont jaunes, brun-clair ou bruns; ils ont généralement une odeur forte et désagréable (odeur rappelant l’aubépine, le seringa, le guano) ; ils sont le plus souvent solides ; quelquefois cependant, ils se présentent sous forme de gouttelettes huileuses ; leur réaction au tournesol est en général fortement alcaline. Les différences qu’ils présentent, tant par leur aspect que par leurs actions sur les réactifs, montrent que ces résidus comprennent un assez grand nombre de produits distincts : mais il n’entrait pas dans notre plan d’étudier ces différences, autrement qu’au point de vue des erreurs possibles dans la recherche des alcaloïdes végétaux.

3 . Quantité des résidus par rapport à l'état de putréfaction .

Relativement à l’influence de la putréfaction sur les quantités de substances alcaloïdiques isolées, et sur l’abondance des précipités obtenus avec les réactifs généraux, nous avons pu faire diverses remarques qui concordent sensiblement avec les observations de quelques auteurs : ce ne sont pas les cadavres les plus putréfiés qui fournissent le plus de ptomaïnes. La proportion des alcaloïdes est déjà très sen-

sible avec des viscères dont la putréfaction est peu avancée provenant, par exemple, de cadavres de 2 à 4 jours, aux températures moyennes (exp. 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9). — La proportion paraît s’augmenter (exp. 10 à 20) à mesure que la putréfaction s’avance : mais, au delà d’une certaine limite, les résidus diminuent et, à coup sûr, ce ne sont pas les cadavres exhumés après plusieurs mois exp. 21 à 23) qui ont fourni le plus de ptomaïnes. Bien qu’il ne soit évidemment pas possible de fixer par des chiffres les états de putréfaction qui donnent le plus de résidus basiques, nous dirons que les doses les plus considérables paraissent se rencontrer dans les cadavres conservés de 8 à 20 jours aux températures moyennes. C’est là une appréciation très vague, on le comprend, puisque la putréfaction dépend d’une foule de facteurs différents 1 :

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