CARACTÈRES DU SOL, DES EAUX
FONDS. — La nature de la roche et de ses sédiments a déjà été traitée au Chapitre IL Ajoutons, cependant, que malgré l’existence des petits bassins calcaires, signalés non loin du lac et de ses affluents, les dépôts minéraux ne contiennent aucune trace de carbonate de chaux. « Soumis à la lévigation, ces dépôts ont donné pour résidu un « sable quartzeux avec paillettes de mica. La proportion en diminuait « rapidement de l’E. vers l’W. (73 pour 100 à l’embouchure de l’Ognon ; « 7, 3 et enfin 1/2 pour cent en avançant vers la rive occidentale). Nous avons vu que la cuvette du lac est recouverte d’alluvions d’une épaisseur considérable. « La vase est riche en matières organiques, et desséchée, elle contient 0,70 d’azote » (2).
Au point de vue des caractères physiques du sol, le rivage oriental présente une assez grande variété : sable fin, très fin, tantôt pur, tantôt mélangé de graviers, souvent recouvert d’une légère couche de vase argileuse ; puis, à partir de Passay, allant vers la Boulogne, le sable devient plus gros ; vis à vis L’Arsangle, il est mélangé de cailloux. Des grèves de sable, autrefois en partie submergées, se relient de jour en jour davantage à la rive elle-même (grève de Passay ; baie de Saint- Aignan ; îlots des Petit et Grand-Bonhomme). La variété de ces fonds entraîne une très intéressante répartition des Characées, mélangées en été, sur le Bas-Rivage, aux Isoetes echinospora, Lobelia Dortmanna.
L’embouchure de la Boulogne est marquée par une alluvion de vase très profonde. Dans la rivière, les fonds sont variables, presque partout sables et graviers : ça et là quelques vases ; tantôt eau très limpide, peu profonde, tantôt, 1 à 2 mètres par endroits.
(1) ScHBôTER et Kirchnkr, Zoc. cit. p. 79.
(2) Delesse, /oc. cit., p. 92. 94.
La rive occidentale tout entière est occupée par des marais et des prés-marais, qui découvrent au printemps et qui reposent sur des alluvions vaseuses d’une profondeur presque insondable.