‹ Le lac de Grand-LieuChapitre 6 sur 57 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le Lac de Grand-Lieu, à 13 kilomètres de Nantes, est desservi par deux voies ferrées : la rive W. par le chemin de fer de l’Etat avec stations à Bouaye et à Port-Saint-Père-Saint-Mars; les rives E.et S. par la ligne de Nantes à Legé, avec stations à Pont-Saint-Martin, la Chevrolière, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (1). On trouve quelquefois des bateaux avec batelier au village de l’Etier (1 kilomètre de la station de Bouaye), mais le moyen le plus pratique pour bien étudier la végétation et recueillir les espèces intéressantes, surtout si l’on ne dispose que de peu de temps, est de se rendre à la Chevrolière et de gagner, de là, à pied, le village de Passay (2 kilomètres).

Passay est le point le plus pittoresque du lac. Les pêcheurs qui l’habitent sont accueillants et très complaisants ; ils connaissent un certain nombre de plantes dont on trouvera à la fin de notre Première Partie un petit vocabulaire patois. On peut toujours se procurer à Passay un bateau et un batelier, et les restaurateurs se chargent volontiers de faire goûter le poisson du lac qui est fort bon.

La meilleure saison pour les herborisations au lac' est de juillet à fin septembre ; mais, pour compléter nos études, au point de vue biologique, il serait bon de poursuivre les explorations au printemps et même en hiver.

Les observations ont été faites par Lloyd, de 1837 à 1889 (elles sont consignées dans son Journal manuscrit), et par moi-même, en diverses saisons, mais surtout en été, de 1879 à 1908. J’ai eu souvent pour compagnons dans ces explorations mes amis : MM. Paul Bruneau, Emile Ridard, P. Gouraud, abbé Bioret, botanistes nantais; M. le Cailleteau, de Saint-Philbert, qui, de plus, m’a ouvert son herbier local.

Mon ami, M. Ch. Flahault, ne m’a pas ménagé, plus que par le passé, ses encouragements et ses conseils ; son amitié pour moi l’a conduit à accepter de présenter au public cette modeste étude.

^C’est un nouveau titre à la reconnaissance que je lui devais déjà.

MM. J. -B Gèze, Ingénieur-Agronome, Professeur d’Agriculture à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) ; Hugo Glück, Professeur à

(1) Un courrier fait le service de Saint-Philbert à Saint-Luiaine.

rUniversité de Heidelberg, au cours d’excursions effectuées avec eux, au lac, m’ont fait profiter de leur expérience dans l’étude des Hydrophytes.

M. Arthur Bennett, de Croydon près Londres, a bien voulu reviser, avec sa compétence reconnue, tous les Potamogétons de mon herbier.

MM. F. Fée, Médecin-Inspecteur de l’Armée, fils du célèbre botaniste de Strasbourg; Col, Professeur à l’Ecole de Médecine de Nantes, et Emile' Ridard, m’ont prêté le concours le plus efficace dans la marche de mes études.

Mme Madeleine Pichot, M^i® Marie-Louise Sol, de Nantes, ont bien dessiner les planches qui illustrent mon livre.

Les reproductions micro-photographiques sont dues au talent de M. G. Briaudeau, de Nantes.

Le nombre des amis qui ont bien voulu m’aider, à un titre quelconque, dans ces travaux, est trop grand pour me permettre de les citer tous. J’espère qu’ils voudront bien trouver ici l’expression de ma gratitude.

Enfin je me plais à remercier les souscripteurs qui, par leur adhésion, ont permis la publication d’un ouvrage auquel j’ai consacré de longues années, mais qui doit être considéré, cependant, comme un essai qui demande à être complété ; c’est pourquoi j’indiquerai ici les points principaux qui me paraissent mériter plus particulièrement l’attention. Ce sont :

Toute la flore cryptogamique et spécialement les Algues d’eau douce. Mousses aquatiques, Plankton, etc.

2® L’étude de la flore printanière.

3° La recherche de^ Hydrophytes non constatés par moi au lac, mais dont la présence probable est signalée dans le cours de la Deuxième Partie, Chapitre III, de cette étude.

50 La biologie des Hydrophytes, en général, que je n’ai pu étudier que très incomplètement.

60 Retrouver les quelques espèces indiquées aiu lac que je n’ai pas constatées par moi-même et noter leur place dans les Associations. On en trouvera la liste Troisième Partie, Chapitre II (p. 120).

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