XIV. DÉNIVELLATIONS LOCALES TEMPORAIRES
J’ai reconnu sur le lac Léman l’existence de dénivellations locales temporaires, dues probablement à l’action des vents ou à des inégalités dans la pression barométrique, et analogues à celles que l’on connaît depuis longtemps sur la Baltique et la Méditerranée. Elles durent un ou plusieurs jours, et peuvent atteindre une valeur de plusieurs centimètres. Ces dénivellations peuvent être assez fortes pour que, aux basses eaux, la pente du lac soit
renversée, et l’eau plus élevée au limnimètre de Genève qu’à celui de Vevey ou de Chilien.
La plus forte de ces dénivellations que nous ayons mesurée est celle du 20 décembre 1877, à 8 heures du soir, par une très forte bise; elle donnait une surélévation des eaux de Genève sur celles de Morges de 125 mm.