XVIII. RIDES DE FOND
Le mouvement des vagues, qui est à la surface une oscillation progressive, se transforme dans la profondeur en un balancement alternatif et horizontal de l’eau. En frottant sur le sol, ce mouvement de va-et-vient soulève le sable en dunes stationnaires, les vides de fond. Leur direction est
parallèle à la crête des vagues de vent qui leur ont donné naissance ; leur disposition est celle de lignes parallèles, équidistantes, à inflexions allongées, comparables aux stries de l’épiderme de la paume de la main ; leur forme est une crête bornée par deux talus symétriques, les matériaux les plus fins étant au sommet de l’arête, les plus grossiers dans les creux; leur largeur, qui dépend de la grosseur et de la densité des grains du sable, varie dans notre lac de 2 a 40 cm. d’une crête à l’autre. Les rides de fond n’existent que dans la région littorale; elles ne descendent pas plus bas que 6à9m. au-dessous des basses eaux; elles donnent ainsi la limite d’action effective des vagues du vent.