‹ Le lac LémanChapitre 8 sur 49 · VIII. AFFLUENTS · texte numérisé non relu

VIII. AFFLUENTS

Le lac est alimenté par le Rhône et par une vingtaine de petites rivières ou ruisseaux, qui se jettent directement dans ses eaux ; ce sont :

Rive droite: FEau-froide, la Tinière, la Veraye, la Baie de Montreux, la Baie de Clarens, la Veveyse, le Flon, la Venoge, la Morge, le Boiron, FAubonne, la Promenthouse, la Versoie.

Rive gauche: la Morge de St-Gingolph, la Dranse, le Redon, l’Hermance.

De tous ces cours d’eau un seul est un peu important : la Dranse a un débit moyen de 28 m â . et un débit maximal de 380 m 3 . par seconde (Lauterburg). Les autres sont des ruisseaux ou des torrents qui ont fort peu d’eau en temps ordinaire, et ne prennent une certaine importance que lorsqu’ils sont gonflés par des pluies d’orage ou par la fonte des neiges de l’hiver.

Quant au Rhône il est avant tout un fleuve alpin, dont le débit, très faible en hiver, est décuplé en été par la fonte des neiges éternelles et des glaciers. En été ses eaux sont laiteuses comme celles de tous les fleuves glaciaires. Je leur ai trouvé, en 1869, une charge d’ailuvion de 130 gr. par m 3 . d’eau.

M. Lauterburg évalue le débit du Rhône comme suit :

le débit moyen annuel à 200 m 3 . par seconde » » de l’hiver à 55 m 3 . »

» » de l’été à 740 m 3 . »

>> exceptionnel, en

temps d’inondation à 1700 m 3 . »

Quant à la surface du bassin d’alimentation du lac, elle est évaluée par la Commission hydrométrique suisse à :

Bassin du Rhône 5382.6 km 2

Bassin du lac et de ses affluents directs 2611.9 »

Ensemble . . . 7994.5 km 2

Notons que, sur les 5400 km. du bassin du Rhône, il y en a plus de mille en nature de glaciers et de neiges éternelles. Cette proportion est énorme ; elle représente plus de la huitième partie de la surlace totale du bassin d’alimentation du lac, et joue évidemment un rôle très important dans les conditions météorologiques de la vallée et dans les conditions hydrologiques du lac.

Cette surface des neiges éternelles a considérablement diminué, de plus de 50 km., pendant la grande période de décroissance des glaciers de 4850 à 1880. Actuellement les glaciers sont de nouveau en croissance; le glacier qui le premier a montré des signes d’allongement est le glacier des Bossons, en 1875. En 1885 on comptait dans la vallée du Rhône 17 glaciers en voie de croissance reconnue.

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