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IX. VARIATIONS ANNUELLES DE LA HAUTEUR DU LAC

Le niveau des eaux, du lac varie considérablement de l’été à l’hiver. La fonte des neiges et des glaces éternelles du Valais détermine la crue estivale du Rhône, et relève en été le niveau du lac d’une hauteur que Ton peut estimer à 1.54 m. audessus du niveau moyen de l’hiver. Voici, d’après les observations de 25 années, 1851 à 1875, au limnimètre de Vevey, les hauteurs moyennes des différents mois ; elles sont rapportées à l’étiage, soit

au limnimètre normal du colonel Burnier dont le zéro est à 3 m. au-dessous du repère en bronze de la Pierre du Niton à Genève :

Janvier

Juillet

Février-

Août

Mars

Septembre

Avril

Octobre-

Mai

Novembre

Juin

Décembre

D’après

l’étendue en

surface du lac de 578 km 2 .,

toute hausse de 1 mm. dans le niveau général correspond à un excès de 578 000 m 3 . dans l’entrée sur la sortie, dans le débit des affluents du lac sur le débit de l’émissaire. Une hausse de 1.54 m. correspond donc à un excès d’entrée de 890 millions de m 3 . Les baisses correspondent à des différences de même valeur, mais en sens-inverse.

D’après les observations limnimétriques de 1818

la moyenne générale est de 1.349 m.

1 a moyen ne des m a xi m u m s (1 806 à 1 880) 2 . 284 » la moyenne des minimums id. 0.742 »

amplitude moyenne de la variation annuelle 1.542 »

plus forte variation ann l °, 1817 à 1818 2.278 » plus faible variation ann l, \ 1858 à 1859 0.778 » le maximum le plus élevé, 16 juillet 1817 2.880 » le minimum le plus bas, 4 février 1830 0.224 » amplitude des variations extrêmes. . . 2.656 »

Les maximums les plus élevés du siècle ont été :

La crue la plus rapide que l’on ait constatée dans les trente dernières années a été celle du 24 au 25 mai 1878, de 155 mm. en 24 heures. Si l’on tient compte de la hauteur du lac et du débit du Rhône à Genève, on calcule qu’à ce moment le débit total des affluents du lac était de 1475 m 3 . par seconde.

Tous les chiffres ici donnés se rapportent à l’état du lac dont l’émissaire est réglé artificiellement par les barrages des machines hydrauliques de Genève, tels qu’ils existaient antérieurement à 1880. Les travaux que la ville de Genève a entrepris en 1883, avec les subsides de la Confédération et des cantons de Vaud et du Valais, changeront notablement les allures des variations du lac; les nouveaux barrages seront établis de manière à maintenir le lac entre les cotes 1.1 et 1.7 m., avec une variation extrême de 60 cm.

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