‹ Le Lac St. Jean et le grand Nord-Est [microforme]Chapitre 12 sur 28 · PRODUITS · texte numérisé non relu

PRODUITS

AL

Les pommes de terre, les carottes et autres légumes sont abondants et de grosseur extraordinaire.

Il est reconnu que c'est le blé qui fait reconnaître plus particulièrement la fertilité du sol et fait mieux juger du climat d'un pays. Si nous comparons maintenant la pro-

, duction des terres du lac St. Jean avec celles des autres

parties de la Province, savoir : les cantons de l'Est, voici ce que nous trouvons encore d'après le même recensement de 1881 :

Popula- Blémi- Minot par tion. nots, 1,000 de popul.

Comté de Chicoutimi......... 32,409 154,589 4,800 “ ÉOMPIOM use TO ROT 34,181 1,800 : Stanstead.........,. 15,556 37727 ‘2.400 « Huntington.... ... 15,495 24,378 .1,600

L'augmentation rapide des produits de la laiterie sont très remarquables. Il y a déjà dans le comté de Chicoutimi, pas moins de quatre fromageries et une beurrerie

. . °1 e ’ qui toutes manufacturent des produits de première qualité et qui commandent je plus haut prix. Le district tend à surpasser sous ce rapport toutes les autres parties de la province.

L'agriculture y est pratiquée sur un pied qui ne manauerait pas de surprendre Îles agriculteurs de la province

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le terminus de Ja navigation, au lac St. Jean, est énorme. Le taux du transport à St. Félicien, une distance d'environ 100 milles (et ce point n’est pas le plus éloigné, car il y a des colons à 20 milles plus loin), varie de $r à $1.50 par 100 Ibs. Ceci est un taux exhorbitant, surtout pour les effets massifs, et les autres produits ; par exemple, le gros sel qui se vend à Québec de 50 cts. à 60 cts. le sac, rendu à Hébertville se vend de $1.60 à $2.20, à St. Jérôme $3.25, à St. Prime et à St. Félicien $3.50 par sac, il s'est même déjà vendu $6 le sac. Que pourrait-on dire sur le transport du fer et des sirops? Les patates, quand encore on peut les vendre, n'atteignent que 20 cts. le minot, et le meilleur beurre se vend ponr 15 cts. la livre, payable en marchandise (aux prix encourageants, mentionnés plus haut).

En effet, si ce n'était de l'extrême fertilité du sol, il serait impossible aux habitants de ce pays de vivre sans d’autres meilleurs moyens de communication.

Le chemin de fer de Québec au Lac St. Jean changera probablement tout cela, et je puis vous assurer que les pauvres colons attendent avec grande “hâte le jour où ils entendront le sifflet de la première locomotive signalant son arrivée au milieu d’eux.

Son avènement donnera un nouvel élan à la colonisation vers ce grand pays, et elle surpassera de beaucoup celle de Manitoba et emportera des avantages pour la Province de Québec, l'importance desquelles il est presqu'impossible d'apprécier aujourd’hui.

Votre obéissant serviteur, E. A. PANET.

* St. Raymond, 8 novembre 1883.

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