‹ Le Lac St. Jean et le grand Nord-Est [microforme]Chapitre 19 sur 28 · TRACÉ DE SAINT-RAYMOND AU LAC SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

TRACÉ DE SAINT-RAYMOND AU LAC SAINT-JEAN

Le lac St. Jean est à 278 pieds au-dessus du niveau de la mer. Une étude topographique faite il y a quelques années a révélé l'existence d’une hauteur de 2,400 pieds entre le St. Laurent et le lac, mais on a pu la réduire à 1,348 pieds bn faisant passer la ligne plus à l’ouest, par la rivière Batiscan et le lac Edouard, à travers une bonne région agricole et bien boisée.

La hauteur ci-dessus se trouve à 123 milles de Québec, et, sauf quatre exceptions, on peut la gravir par des rampes maximum de 118 pieds par mille en remontant au nord (ou contre le trafic léger), et de 80 pieds par mille en venant au sud (ou contre le ærafic plus lourd).* Voir annexe À pour le tableau des rampes,

* Trois des quatre exceptions ci-dessus mentionnées se rencontrent en allant au sud : elles forment 3.8 milles collectivement, et l’on pourra sans doute les réduire par de nouvelles explorations. La quatrième—en allant au nord—est de 132 pieds par mille sur une longueur de 2.5 milles et se trouve près de Lorette, où les travaux sont très considérables. Pour réduire cette rampe à 118 pieds par mille, il aurait fallu doubler la quantité et tripler les frais. L’alignement primitif était ici excessivement tortueux, mais il a été redressé à comparativement peu de frais et les rampes établies partout sur une tengente. De plus, on trouvera que cette pente est équivalente aux plus douces de 118 pieds par mille, ces dernières étant combinées avec dés courbes de 8, quien augmentent virtuellement la raideur.

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Ces rampes ne sont pas continues, car on arrive graduellement au sommet, de chaque côté, par des plateaux successifs sur une échelle ascendante, avec de légères dépressions intermédiaires au passage des rivières. Aucune rampe n’a plus de deux milles de longueur, ce qui permet de faire provision de vapeur entre chacune d'elles, et le fait que des étend::2s considérables de terrain de wiveau et onduleux séparent les rampes maximum facilitera beaucoup l'exploitation du chemin. Les rampes sont parfaitement Draticables, quoique inusitées sur les grandes artères canadiennes ; maïs on les rencontre souvent en Europe et aux Etats-Unis, lorsqu'il faut traverser des chaînes de montagnes comme celle dont il est ici question. Elles y sont exploitées avec succès et il s’y fait un trafic énorme. Voir annexe B pour des exemples de rampes raides.

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