SCÈNE V
Les Mêmes, TOM GIN.
TOM GIN , après avoir posé If pot rie bière et les deux verres sur la table, tes messieurs sont servis.
LE duc. C’est bien... Allez; si l'on a besoin de vous, on vous appellera. ( Ton» Gin sort. ) Asseyez-vous là , monsieur Jerningham.
jerningham. A la même table que monseigneur I
le duc. Allons donc, pas de façons... A votre santé, maître Richard.
jerningham. A votre santé, monsieur Thomson.
LE DUC, goûtant la bière. L’affreux breuvage!... et quand on pense qu’il y a des gens qui avalent cela !
jerningham. Pardon, monseigneur; mais maintenant qu'attend donc votre grâce?
le duc. Je vais vous le dire, maitre curieux.
jerningham. J'éçoute monseigneur.
LE dlc. Savez vous qui je crois avoir vu rôder à l’entour de cette aulierge ?
jerningham. Non.
le duc. Eli bien, je ine trompe fort, ou c'est l’honnête Cliiffinch.
jerningham. Le valet de chambre de sa majesté ?
le duc. F.n personne.
jerningham. Ah! c'est sans doute l’homme au manteau brun que Tom Gin avait remarqué depuis deux jours.
le DUC. En manteau brun? c’est justement cela.
jerningham. Cliasscrait-il le même gibier que nous ?
LE DUC. Ce serait fort possible, le limier a le nez fin.
jerningham. Alors, monseigneur, il faudrait céder la place.
le duc. Allons donc, monsieur Jerningham, quelle sottise me dites- vous donc là ?
jerningham. Monseigneur oserait faire concurrence à sa majesté?
le DUC. J'oserai, pardieu, bien autre chose.
jerningham. Jusqu'à présent, du moins, monseigneur se contentait de venir à la suite du roi Charles IL
LEDUC. F.h bien! c’est justement cela...
je me lasse à la fin d’être Charles III, et je veux être Charles I".
jerningham. Oh! monseigneur! monseigneur!...
On voitMec Allan, qui parait au fond, suivi de Tom Gin.