‹ Le laird de DumbikyChapitre 27 sur 65 · MAC ALLAN, NELLY · texte numérisé non relu

MAC ALLAN, NELLY

Mac allan. Madame, puis-je savoir?...

nelly , otant ton masque. Enfin je vous retrouve I

MAC allan. Vous, Nelly! Ah! c'est le ciel

qui vous envoie à mon secours.

NELLY. Ce n’est pas ma faute si je ne vous ai pas retrouvé plus tôt. Vous m'aviez donné cette adresse, et je suis venue [tour vous y chercher.

mac allan. Hélas ! il m’est arrivé tant de choses depuis que je ne vous ai vue... imaginez-vous...

nelly. Je sais tout

mac allan. Ah! tous savez que votre misérable Buckingham...

nelly. Vous a livré à ses créanciers pour se débarrasser d’eux.

MAC allan. Aussi, si je le rattrape jamais, ainsi qu'un certain railleur qui vient de me faire la proposition la plus étrange...

NELLY. Laquelle?

MAC allan. Celle de nie marier.

nelly. Avec qni ?

mac allan. Avec une femme dont on ne veut pas me dire le nom.

nelly. Jeune?

mac allan. Je n’en sais rien.

NELLY. Belle?

mac allan. Je n’en sais rien.

NELI.Y. Noble?

MAC allan. Je n'en sais rien.

NELLY. Riche?

MAC allan. Vingt-cinq mille livres sterling de dot

NELLY. Qu’aTcz-vous répondu ?

MAC allan. J’ai refusé.

NELLY. Vous avez bien fait.

MAC allan. N’est-ce pas?

nelly. C’est quelque piège.

MAC allan. Mais, comment faire, ma chère Nelly? comprenez- vous? cinq mille livres sterling de dettes !

nelly. Oh I ceci n’est rien.

mac allan. Comment, ce n’est rien !

NELLY. Oui, on les payera.

MAC ALLAN. Qui ?

NELLY. Le roi.

MAC allan. Le roi payera mes dettl NELLY. Sans doute; il vous doit biei mac allan. Mais qui lui parlera ?

NELLY. Moi.

MAC allan. Vous connaissez le roi ?

nelly. Beaucoup. Seulement onc chose m’inquiète.

MAC allan. Laquelle?

NELLY. Depuis deux ou trois jours sa majesté. . .

MAC allan. Est malade, peut-être ?

nelly. Non, ce n’est pas cela.

MAC allan. Tant mieux. Dieu conserve la santé de sa majesté jusqu'à ce quelle ait payé mes dettes.

nelly. II faut qu’il sc brasse quelque intrigue que j’ignore.

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MAC ALLAS. Vous croyez?

NELLY. Mais cela ne vous regarde pas.

Soyez tranquille.

MAC allan. Ah ! dans ce cas. ..

NELLY. Cependant, cela peut influer sur vous.

MAC allan. Diable!

NELLY. Tout mon crédit dépend d un caprice. Ecoutez.

MAC allan. Pardieu! j’écoute.

nelly. Avez-vous confiance en moi?

MAC-allan. Si j’ai confiance en vous?

NELLY. Oui.

MAC ALLAN. Confiance entière.

NELLY. Êtes-vous disposé à vous laisser conduire par mes avis ?

MAC allan. Aveuglément nelly. Vous engagez-vous d’avance à faire tout ce que je vous dirai?

MAC allan. Tout.

nelly. Sans hésitation?

MAC allan. A l’instant même. N’étes-vous pas ma seule amie dans cette Babylone où je suis perdu ?

nelly. D’abord, pas de mariage.

MAC allan. Je crois bien.

nelly. Quand cet homme reviendra...

MAC allan. Je l’enverrai... très-loin.

NELLY. Vous, restez ici.

MAC allan. Je n’en bouge pas.

NELLY. Vous m'attendrez?

MAC allan. De pied ferme.

nelly. Le temps d’aller à Wbite-hall et de revenir.

MAC allan. Si je vous accompagnais ?

nelly. Non, il faut que j’v aille seule.

{Remettant son masque.) Surtout, pas de mariage.

mac allan. J'aimerais mieux me jeter dans la Tamise.

NELLY. C'est bien... Adieu.

MAC ALI. an. C’est-à-dire, au revoir!

NELLY. Oui. ( Elle fait quelques fias vers la porte, et rencontre t Ai/ fine h. À part.) ChiQincb ! Chiflinch ici!... Oh! ce n’est plus le moment de m’éloigner.

Elle ae jelte vivemeul tiens un caLinet à droite.

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