EXERCICE ET FATIGUE
Un pareil résultat aurait été en désaccord avec les règles de la physiologie, le fonctionnement de chaque organe devant se ressentir forcément de l'état plus ou moins satisfeûsant de l'organisme dans son ensemble H. Munk, Martinj et sur* tout Fleischmann ont démontré l'erreur de Parmentier et Deyeux.
Le mouvement en plein air, dit Fleischmann, sur les pâturages est tout à fait avantageux pour les vaches laitières. L'appétit se maintient constamment bon, le part se fait régulièrement et l'organisme tout entier acquiert une plus grande force de résistance contre les influences pernicieuses, tontes circonstances qui augmentent la production du lait. Dès que les vaches laitières sont appelées à travailler à la campagne et qu'une partie de leur nourriture se dépense en production de travail, la sécrétion du lait doit naturellement diminuer en proportion. Toutefois, si l'on n'attelle pas du tout les vaches quelques semaines avant et après le part, si on ne les emploie comme bétes de trait que pendant des demi-journées, Texpérience a démontré que la diminution du lait est très minime. : le plus souvent, elle est largement compensée par la valeur du travail produit. Dans ces conditions, si l'on use de précautions suffisantes, si Ton nourrit convenablement les animaux, la qualité du lait gagne plutôt qu'elle ne perd, attendu que la proportion des substances solides augmente quelque peu. Les choses vont tout autrement si les vaches laitières sont surmenées par un travail excessif, par des marches forcées non interrompues par des pauses, ou par l'alimentation. On constate alors des résultats âcheux, au point de vue de la quantité et de la qualité du lait. De plus, il se produit facilement dans cette sécrétion des changements de propriétés physiques et chimiques.
IPLDBNCES PHYStOLOalQUBS
uFbations dans l'exploitation laitière. Très supporte pas l'âballition et se coagule, ifluence de la saison se rattache à celle de 1 France et en Knrope, le lait est pins s concentré en été et particulièrement de (Boussinganlt). Il en de même en Syrie.
ue de ses recherches en quatre périodes 1889 à an janvier 1890, Jules Roux a La densité des laits de vache s'est abaissée :c la température et l'arrivée des pluies ; : s'est notablement élevé dans la troisième bondantes, température 14 à 13 degrés), on, due pour une très faible part à la ndres, provient surtout du beurre et de la lalyses de la quatrième période, décembreque ce que l'on pourrait appeler le régime partir du commencement de novembre, se nations notables, en décembre et janvier, ment de nourriture (foin et souvent des ir à retable.
— Dans les pays très chauds, les vacbes rt peu de lait ; une température très basse vorable à la production de ce liquide et >ns tempérées et humides, que la sécrétion abondante. Dans les parties chaudes de >xiale, une vache ne fournit qu'environ arjour, tandis que, dans les bonnes fermes duit s'élève i plus de 8 litres. En Hollande n a vu les vacbes donner jusqu'à 20 litres Ewards). En Syrie, la quantité moyenne
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INFLOtNCBS PHV8tOLOOIQUES
itres 1/2 et 7 litres 1/3, suivant la nourriture'
doit être pourvue d'un thermomètre, afin rue, pendant toute l'année, de suivre la temal, qui ne doit jamais se mouvoir en dehors -ades à 18* ,S centigrades. Avec une tempéie, la consommation du fourrage augmente cessaire pour réparer la perte de chaleur duo ^froidissement , Une trop forte chaleur, par
les animans, les rend plus sensibles aux s, diminue la production du lait et peut avoir ce une baisse dans la qualité, par suite de 9 anomalies qui se produisent dans la nature st-à-dire de l'apparition de vices du lait
tfÉTRiQOE. — L'état hygrométrique de l'air aucoup sur la quantité et la qualité du lait, ins de Beyrouth, ot l'atmosphère est presque turée de vapeur d'eau, on constate néanmoins frences dans la sécrétion lactée chez les anihez les femmes), suivant les saisons. Il faut ler à d'autres causes.
:^ 2. — Influences alimentaires.
- L'alimentation exerce une inQueuce trop r la nutrition, pour ne pas agir en même irétion mammaire. Il est difficile d'apprécier pi'oû s'étend cette influence. En l'état actuel ances, on sait seulement que l'abondance on n régime modiflent la quantité et la qualité
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datait, et que certaine aliments poasddent i ce point des propriétés toutes particulières.
Un régime riche stimule le fonctionnement des mammaires : te lait est très abondant. La proport principes solides, du beurre et de la caséine est ausa blement accrne. Le réj^ime pauvre produit les phéo ioTerEea. En 1870, lors du siège de Paris, les nouv anccombérent dans des proportions efirojables, jus pour 100, parce que la faim et le froid tarissaient le kars mères. Mêmes résultats pendant la famine de 1
Le tableau suivant fixe les résultats obtenus sur c<
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Lorsque )a transition d'un régime plus panvre à ui plus riche se fait brusquement, comme chez les nour lamontagne qui viennent se placer dans les ville d'abord diminution passagère du lait, et bientdt api mentation permanente (Parmentier et Deyeux, F. Cogère). Les modifications apportées dans la compoc lait se manifestent toujours au bout de quatre on cii (Decaisne). Les mêmes remarques sont applicables à
Certains aliments sont communs aux omnivores herbivores, d'autres sont spéciaux à l'une ou l'autr catégories.
Herbivohks, — Pâturages, — Les herbivores soi
OQ dans les Stables. La nourriture qu'ils con- . pas la même dans les deux cas, le résultat sur ctée YapJe également.
irrir les Taches, en vue de la productloo laissé jusqu'à la deroiére limite, en certaines emagne et à Jersey, il j a des rations pour les et d'antres ponr les racbee à benrre. La betdans lea premières, le panais dans les secondes. i paissent dans les prairies très humides donabondant, mais dépourvu de saveur et très beurre est blanc et offre peu de consistance, hea qui paissent dans les bois est plus agréable, lus jaune et plus ferme. Les pâturages gras et coteaux, renfermant certaines graminées fXo- L., Phleum pratetue L., Agrostit alpina Igaris With. etc., Festuca alpestris Godr., , F. nutans, Host., etc., Holcus lanatua L., Btc), sont en général très estimés par les éle- ,es Yaches qui y sont nourries exclusivement t possède un excellent parfum. La proportion lolides est de I6i grammes pour 1000. Si les luvres et insuffisantes à donner une nourriture e les vaches dans un état prospère, il en rétement un déficit dans la quantité et dans la . Des expériences faites au Collège royal de nt prouvé jusqu'à l'évidence. Seize ou dix-huit s au mois de septembre sur une prairie appaut à peine donner la nourriture nécessaire pour imaux les éléments perdus par la dépense de re, ont fourni un lait très pauvre, renfermant i0«%50 de principes solides pour 1000, dans la
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traite du matin, et seulement 03 pour 1000 dans la traite du soir (Wœlker). Ce n*est pas tout; les pAturages mal fumés» dépourvus absolument d'engrais, ne donnant qu'un fourrage maigre pauvre en chaux et en acide phosphorique prédisposent les animaux qui y sont élevés à une fragilité insolite du tissu osseux.
Fourrages. — Le fourrage sec donne un lait plus riche en principes solides. Les gousses de pois verts rendent ce liquide moins coagulable. Parmi les meilleurs fourrages verts de Touest, Andouard (de Nantes) classe les choux et les légumineuses.
Les luzernes (Medicago L.) et leur regain, les trèfles (TrifoUum L.), les féveroles (Faba mtnor T.), font produire beaucoup de lait. Les trèfles donnent néanmoins un beurre inférieur, le bon foin des prairies naturelles, comme le lotier des marais (Lotus L.) et le sainfoin donnent du beurre et du lait d'excellente qualité. Certaines plantes de la famille des composés, le pissenlitf^rarooracwm Juss.),la porcelle(^^ypochœris L.), le laitron (Sonchus L.) sont très favorables à la sécrétion lactée. La consoude rugueuse du Caucase, originaire de la Russie, donne aux vaches, qui en sont nourries, on lait très abondant et de qualité bien supérieure à celui des vaches alimentées avec le son et la farine de maïs.
Les fourrages de mauvaise qualité communiquent au lait ^ goût amer dû à une fermentation putride démontrée par la formation d'une couche de moisissure à sa surface, et le d^agement d'acide sulfhydrique. L'absorption de ce lait provoque l'apparition d'accidents gastro-intestinaux.
En général, les graminées ne poussent pas au lait, et n'en produisent que du maigre et peu caséeux (I.-A. Watt.)
Pulpe de betterave, — L'alimentation exclusive par la
.UBNCKS PHTSlOLOalQUBS
sttrès avantageuse pourrengraissement, est très abondant, mais offre ane grande lation spontanée. De plus, le beurre est i, et les Taches apaisées dépérissent et :tion8 palmonatres : tel est le témoignage Iteurs consultés par Girard, zaunay ont de plus constaté que, si la linéranx n'ont pas éprouvé de variation t le sucre ont pris au contraire un mazipondant pour le premier deces principes an de pulpe, et pour le second au début ourriture.
certaines régions, on nourrit exclusiverec des résidus de distillerie, consistant 1 mais, pommes de terre, céréales de t subi la fermentation alcoolique. Cette i et triple la production ordinaire du lait, nique une odeur &cre,une saveur empyme temps qu'elle modifie ses éléments isi alimentées contractent de la stomatite Fo -intestinal; elles succombent au bout s, conserrant jusqu'à la fin cette abon- !e. Leur lait a toujours une réaction acide S5 nourrissons qui en avaient absorbé, omatite érythémateuse, et un cslarrbe iquel ils ont succombé (Demme). A Ingol- Qonde où l'on boit peut-être le plus de des enfants au-dessous d'un an dépasse statistique montre que la plupart de ces luccombent à des maladies d'intestin, a'il pourrait bien y avoir une corrélation
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«Dtre ce ohiSre et l'usage od I'od e^t dans ce pays, de do le» bétos à cornes avec les résidas de bratserie. Ce gen Donrriture donne au lait de ces animaux une plus gi leodance à la fermentation acide, et diminue, d'après He la proportion des sds de chaux et de potasse. Girard 8( ciHiârmer en partie, les affiroutionB précédentes.
Lesdrëches, dit-il, employées exclusivement pour mentation des vaches, doivent être données à la d<i tlO^,600. Ce poids énorme renferme près de 00 grai d'acide acétique correspondant à 10 litres de vinaigre flaire, d'où un lait acide an sortir du pis. La compoi de ce lait est très variable.
H. Bouley, J. A. Barrai, A. Jacquart, H. Pellet,et( protesté contre l'opinion qui représente l'usage de la d comme dangereux dans l'alimentation des vaches lait Baron croit les drèches indispensables pour remplacei <]ai manque aux environs de Paris. Il regarde les fui conséquences, relevées par Girard, d'une alimentation vaise, comme exagérées par les mauvaises conditions li niques des animaux expérimentés. Quoi qu'il en soit, certains pays comme les ï]tats-Uni8(New-York),on in la vente du lait provenant de vaches nourries avec dei ches liquides. La prudence conseille, dans une qu encore controversée, de s'abstenir d'un pareil lait. On i jamais ainsi à regretter d'avoir été trop crédule.
Tourteaux. — Les tourteaux de graines, admii ^ petite quantité et à l'état frais, comme tous les corps augmentent la proportion de beurre et de la caséine di mais Ini conmiuuiquent en même temps une certaine tnme. Wœlker vante notamment les tourteaux de ce ceni de navette. Absorbés en grande quantité par le
i. nouTiEiL, Le Lait,
NPLUBNCES PHYSIOLOGIQUES
anx altèrent le lait qai devient noe cause es eofants. Il faut surtout redouter le tontv •nt les vaches sont très friandes. Il renferme : des grains de sënevè, qui donnent lieu i lide picrique dans le lait.
. — En changeant tous les quinze jours le BBse, Péligot a recaeilli, après un sevrage
e avec les bellerares . . 1500 grammes de lail.
. la luzerne 1500 — ~
)s de terre IfôO — -
nourritures ont fourni les proportions suiils constitutifs du lait :
. . 13,90 afi 12,90 12,5