‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 26 sur 101 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LUEHCES PHVSIOLOOIOUES

3 arrêtions de roi^anisme, celle du lait est la Les causes les plus diverses interviennent ces ^arts, parfois si marquas entre individus >èce. Parmi ces causes, les unes sont physioitres sont pathologiques. Leur étude est essenique; elle permet de régler avec intelligence, ar des faits certains, tous les détails concerde rallaitement, et ce, pour le pins grand bien et du nourrisson.

i. sÉCBÉTioN LACTBB. — Une fojs établie chez sécrétion mammaire peut persister durant nu Je connais une nourrice quia nourri succèsm lait cinq enfants. Le fonctionnement des laires s'est continué chez elle pendant cinq terruption. De pareils cas sont rares dans le. Beaucoup de nourrices conservent cepenlendant deux ou trois ans.

ammifôres, la période de lactation, c'est- I qui s'écoule entre le part et le moment où le < beaucoup avec les genres d*antmaux domes-

;he, on l'évalue ordinairement à trois cents cette période est passée, la vache reste sèche, imaines. Chez certaines vaches, ni la gesta-

DIFF^OBNCBS INDIVIDUELLES tion, ni la partnritîon ne suspendent la sécrétk Lorsque la fécondation s'effectue de nouveau Ji ui rapprochée du part, la nouTelle période de lactat plus souvent plus courte quels précédente. Pap con absence ou tout retard de fécondation donne des inverses.

Chez la chérre, la période de lactation embrassi rement quatre mois, plus rarement cinq. La du gestation étant, dans ce genre, de cent cinquan jours, soit cinq mois et quatre jours, la sécr^onls' le courant d'une année entière, a lieu environ six i rarement quatre mois seulement ou dix mois.

La période de lactation de la brebis est de quati peine, et le temps pendant lequel les brebis donnei «std'environ quatre à six mois par an.

Article premier. — Influence» individuel

DiFFÉREKCES iNuiviDiiELLES . — La Bécrétlon \ Bouiuise à l'inHuence de l'idlosyncrasie individuelle femme ou de chaque animal. Klle seule entraîne, SQjets soumis anx mêmes conditions hygiéniques, < fieatious telles, que les laits produits sont tout à fai blables. Cette remarque a été fitite depuis longtemi <!unpagDe, où l'on distingue les vacbes k. beurre des fromage.

Age, ~ L'Sge exerce une grande influence sur 1 flition du lait de la femme. Vernois et Becquerel o dans leurs analyses que le lait est plus riche i solides de quinze à vingt ans, et devient de plm pauvre avec l'âge.

INFLUKNCBS PHYSIOLOGIQUES

15 àm SI AS5 £Sï3a 3IIi35 3Si40 . . 103S,S4 1033,98 loà?,») IQ32,*S 1032,74

aî.33

chiffres de Leeds difiëreot ua pea des précédenU, es cûQcIusioDS sont les mdmes.

Ani 15 i £0 tl i £& iS i 30

liérea albumiDoides ... 21,8 19,2 21

— Eucrées 71,7 69,1 67,7

— grasses 43^ 40,5 40,4

très nmliâres solides. . . . ^ S0,9 90

adrei 2,2 2,2 2,1

lalité des matières solides. . 138,7 130,2 130,8

z la vache, la quantité annuelle de lait sécrété augd'année en année, depuis la première période de lacjusqu'àune certaine limite, pour diminuer ensuite avec d'abord lentement, puis plus rapidement. Si l'on que les vaches donnent en moyenne du lait, pour la ère fois, dans le cours de leur troisième année, il sera aable de ne les utiliser que jusqu'à l'âge dehuit ou neuf let âge obtenu en moyenne souffre des exceptions chez as individus, dans certaines races et suivant l'alimen- . Ainsi les vaches de l'Algâu conservent la faculté de irer bonnes laitières jusqu'à un âge relativement souvent jusqu'à seize ans (Fleiscbmann).

)B Roux conclut de ses recherches que : 1° les meilleurs ont fournis par les vaches de trois à sept ans, bien y ait quelques exceptions; 2" les laits les plus pauappartiennent presque tous à déjeunes vaches à leur

TAILLB. CONSTITUTION 81

première vêle, ou plus souvent aux vieilles ajant huit, neuf ans et au delà; cependant quelques-unes ont aussi fourni de très bon lait ; 3^ la lactose ne subit paç de variations en relation avec Tâge des vaches.

Taille. — Les vaches de haute taille fournissent plus de lait que les vaches naines, non çeulemept . d'une manière absolue, mais proportionnellement à la quantité d'aliments qu'elles consomment.

Luton a observé que les petites vaches bretonnes offrent an lait beaucoup mieux approprié à Tespèce humaine que celui des grandes vaches normandes, nivemalses ou flamandes. Ce lait parait comparable, par ses propriétés, au lait de femme, d*ânesse ou de jument.

Constitution. — On croit généralement que les femmes brunes à constitution forte ont plus de lait que les blondes. Vernois et Becquerel n'ont pas constaté une grande différence de quantité entre le lait des unes et des autres. Pour la qualité, ils croient supérieur le lait des premières. Lhéritier, Tolmatscheff ont trouvé prédominance d*éléments solides dans le lait des dernières. Donné croit que les rousses sont des nourrices très médiocres. Elles ont, d'après Désormeaux, un lait trop séreux.

11 me semble peu probable que la coloration des poils et des cheveux puisse exercer une influence quelconque sur la sécrétion du lait. Chez les ânesses grises et chez les ânesses noires. Chevallier et Henry ont trouvé identité de imposition de ce liquide.

A en juger par l'analyse chimique, le lait des femmes à constitution faible est supérieur à celui des femmes à constitution forte (Vernois et Becquerel).

J. RouviEB, Le Lait. 6

INFLUENCES PUTSIOLOOIQ0E3

Conitltatioa ConstitstiDa ÉlM

forls fiibls normll

det 83,81 11£,41 110,92

laUireBeitnctiTes. 28,98 39,S1 39,!4

. l'expérience démontre que le prunier lait I i l'enlâiit que le second. Évidemment la quantité

éléments àa lait ne joue pas le principal rOle priétés physiologiques.

mes qui ont une grande tendance à faire de ]a ;nt être de mauvaises nourricea, et j'ai sonvent fait en Orient, où la femme semble avoir use m marquée pour Tobéslté précoce. Yvart dit <8 animaux, la sécrétion du lait est en rapport

celle de la graisse. Quand une vache engraisse, diminue. Les races les meilleures restent naigres après le vêlage. Dans certaines races nt le tissa graisseux est très développé (par ■e de Durham), la quantité de lait peut être conirès le vêlage, mais tes bêtes ne tardent pas à la sécrétion du lait ne dure pas aussi longtemps

vaches de Hollande et de Flandre.

RACES, ESPÈCES. — La quantité totale de lait es mamelles d'une femme est difficile à apprécier. ir des résultats exacts, il est nécessaire de pra- )eséea avant et après chaque tétée. Pfeiffer y est un autre procédé. Sa cliente, la femme d'un Hissant d'une constitution robuste et d'une santé avait l'habitude d'allaiter ses enfants. Le troi-

QBNRBS, HACE8, SSPÈCES

sième ne prenant pas bien le aein, elle se d^îda à lait de ses deax mamelles Jusqu'à la dernière goul le donner à boire à son nourrisson. Sur la dt Pfeiffer, le lait pompe fut chaque fois mesuré da gradué. Contente des résultats de ce mode d'i (contrôlés par des pesages réguliers de l'enfant), c n'eeaaya pas de donner le sein à son quatrième ibt dès l'origine nourri comme son frère.

D'où deox séries d'observations, la première de la dix-huitième i la Tingt-troisième semaine de et la seconde de la quatrième i la trente-septièn Toiciles chiffres représentant la quantité joumalièi de lait sécrété.

18* EemaiD«. 1031 cent. cube*. 1 »• semaine. 1066 19> - IIM — is< — 1041

705 cent, cubes.

ll!6 -

llOi I0S9 10S9

1 Eetour des règles.

' Seconde époque meaitruelle.

Q4 INFLDENCeS PHTSIOLOOIQUBS

Le maximum dans cette observation a été 1284 grammeg. GbeE une nourrice lymphatique âgée de vingt-huit ans, et chargée de deux nourrissona, Lampérïerre a va la quantité de lait sécrété dans les vingt-quatre heures s'élever i 2143 centimètres cubes ^^ ^néral, il importe peu de connaître exactement la é de lait d'une nourrice. On se borne à examiner si possède BufQsamment pour soutenir l'enfant. L'înn des seins faîte à divers moments du jour n'apprend cet égard. L'observation du babj, au contraire, est is instructives. S'il demande souvent le sein, s'interpresque aussitôt après y avoir été placé, en poussant is de colère, le lait est peu abondant. S'il termine nent ses repas, produit à la déglutition un bruit assez ), laisse ruisseler le lait sur ses lèvres, la sécrétion aire ne laisse rien à désirer. i

luence de la race sur la sécrétion lactée, dans l'espèce le, est peu connue. En Syrie, où s'observent, à cflti ropéennes, les femmes de race arabe et celles de race ' les premières offrent toujours plus de difdcultés pour iment que les autres. Les montagnardes druses et | ites et les bédouines nourrissent toutes elles-mêmes nfant. Leur lait est en général très abondant. ant Schweig, les mères de race germanique allaitent int leurs enfants, parce que le développement de leurs a mammaires est insuffisant. I

Madeleine Brès a analysé le lait de deux femmee , multipares, allaitant l'une un enfant de trois mois, ^ un enfant de deux ans. Elle a trouvé :

l-Ayrehire 2500 litres

ihiee 2400 -

Siromantlial 2300 —

Shorlhorn 2200 —

Miesbach 2200 —

Limpurg (Sounbe) 2100 —

Pongan 2000 —

Mûrzthal J900 —

Lusbach-Triesdorf 1900 —

ise de HoDgrie SOÛ —

i quelquefois, chez certaines vaches des races ■ses, une production de lait tout à fait extraoru'à 8476 litres de lait par an, soit 22,32 litres renaot d'un développement anormal des glandes :ont on ignore la cansc.

ue sur la richesse du lait en matière fixe, d'après le Becquerel et Vernois, sur du lait des vaches an universelle de 1856, celle de E. Marchand s compte rendu du Laboratoire municipal de ci a adopté à tort les moyennes des premiers l'on croit avec Pleischmann que, durant une s animaux étant constamment dérangés, vivant ditions inusitées d'entretien et d'alimentation, t-étre des suites d'un long transport, l'analyse ne peut jamais fournir de résultats propres i > à un Jugement certain.

INFLUENCES PHTSIOLOOIQUES

comparant la composition des laJta de vaches de race aise, à celle des vaches de Durham pure, et de Qatinai»am, J. Roux observe que, les premiers sont plus riches iurre, les seconds en lactose, et que dans les troisième it s'appauvrit en beurre et s'enrichit en caséine, i re que le sang durbam se substitue au san^ gatinais. lait des vaches de Schwytz, de l'Algâu, du Simmenthil ) ShorthoFD est en moyenne plus riche en matière :e et en caséine que celui des vaches de Hollande eL lenbonrg. Le lait des vaches hongroises, quoique pea dant est aussi très riche en sobstances solides. Ed rai, la richesse des matières solides est en raison inverse ibondance de la sécrétion mammaire.

I densité moyenne est de 1032 pour les vache gatis et de 1031,5 pour les vaches ayant du sang durham ioux).

:ercice et fatique. — Chez la femme, l'exercice à la lagne donne de bons résultats parce qn'.il stimule étit, La fatigue abaisse la quantité du lait et altère sa >osition. Ces changements apportés à la sécrétion maire se manifestent au bout d'un laps de temps très t. Je les ai souvent observés chez des mères nourrices, suite de nuits passées sans sommeil, au chevet du ber-

de leur enfant malade. Gomme la quantité totale, les ères solides sont diminuées, sauf les sels qui se trouvent lés de quantité (Chevallier et Henry), rec Parmentier et Deyeux, on a admis, en général, que ploi des animaux à divers travaux, les mouvements utés par eux en liberté, la menée aux pâturages ou à euvoir diminuent la quantité du lait. Cette sécrétion , croyait-on, toujours -supérieure par le repos à l'étable.

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