‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 47 sur 101 · TYPHUS · texte numérisé non relu

TYPHUS

tioD du viras diphtëritiqae en infections sous-outanées. Les animaux, ainsi inoculés devinrent malades dès le second jour : âévre, inappétence, tumeur molle et douloureuse au point d'inoculation, atteignant la grosseur du poing vers le haitième ou le dixième jour. Pendant la seconde semaine les Taches commencèrent à tousser, et leurs mamelles devinrent le siège d'une éruption pustuliforme. A ce moment, le lait contenait le bacille diphtéritique i l'état de pureté.

Ces expériences sont donc très concluantes sur la possi- Ittiité de rinfection diphtéritique des vaches et de la transmisdon de la maladie par le lait. Elles ne démontrent pas cependant que certaines inflammations infectieuses de la vache, comme le garget^ regardées par quelques auteurs comme nne forme spéciale de cette affection, lui appartienne réellement. Des vétérinaires autorisés comme Fleming rejettent tonte identité entre les deux maladies.

Typhus. — Dans le typhus contagieux des vaches, G. Husson a soutenu que le lait ne peut transmettre cette maladie à l'homme. Voici le résultat de ces recherches faites en 1871, lors de l'invasion prusienne.

Les glandes mamo^aires sont les organes qui donnent les premiers indices de la maladie. On la reconnaît à la sensibilité extrême de ces glandes ou à la diminution ou môme la disparution du lait, mais avant tout, par l'analyse chimique de ce liquide.

Ainsi, dans une écurie d'un des faubourgs de Toul, vingtqnatre bêtes à cornes sont atteintes du typhus et isolées ; les autres, paraissant très saines, sont placées dans une écurie non infectée. G. Husson prit du lait de ces dernières, désigné par la lettre A ; puis le peu qu'on put retirer des autres, 200 grammes environ, et analysa chacun d'eux.

ait A provenait d'une béte qui paraiBsait saine, les laits de bétes t;phiqu«8 mortee le lendemaiD.

ait B a été donné (50 grammes) à un jeaae chat de deux [ui l'a bu avec avidité, sans que l'absorption ait produit accident. G. Husson le goflta en petite quantité, mais Ktur en constater la saveur désagréable. 11 était épais.

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analyses d'un litre de lait de chaque espèce ont condnit sson à poser les conclusions suivautes :

)anslademièrepériudedelamaladie,le lait ne peutserliment même aux adultes, il renfermedu pus et du sang. >ans la première période, alors que le lait est encore à es normal, il peut être pris impunément par les adultes, lant la vente doit en être interdite, parce que cet alilourrait être nuisible aux enfants en bas âge par suite antités considérables d'albumine et de caséine qu'il renalors que les aliments comburants, sucre et beurre, iminnés en proportion notable.

>ès que le tjphus s'est déclaré dans une écurie, toutes tes à cornes sont sous l'influence de l'épidémie, comme uve Tanalyse chimique du lait. Fait malheureusement né, quelques Jours après, par la mort de toutes les

TicÉMiG. — Une famille aisée s'installe dans un petit i. Pendant deux ou trois mois, la santé est excelpuis, successivement de quinzaine en quinzaine, les

MAyiUTBS

filtre enfants, le père, le cocher tombent malades a^ sjmptftmes : anorexie, gonflement du foie, lassitude, grisument, teinte jaun&tre de la peau ; chez le père, a Bxillaire des deux cdt^s. 11 semblait que dans la maiao iivt une source • d'empoisonnement du sang ». App D' Oglesb; passe en revue minutieusement les égonts potible. Toute la maison avait été remise à neuf, au m del'entrée des nouveaux locataires; tout est en excelleii En continaant son investigation du cAté des latrines, Oj IniDve des appareils fonctionnant très bien, mais en s le drain, il traverse une cour, arrivée une prairie que on petit ruisseau. C'est dans ce mince cours d'eau que s le tayau d'évaonation des latrines. Pendant cet exan Toit venir à lui une vache maigre et affamée ; il dit ei sentant an maître de la maison : a Votre vache est ausi hàe. » Défait, depuis un mois, la vache, antérieuremei vire, avaitmaigri et refusait la nourriture. Son lait qui e à la consommation de la famille avait considérablement n né de quantité et ne laissait pi us monter decrème. Cette ' n'ayant d'autre boisson que l'eau du ruisseau contamii les latrines, avait été empoisonnée. Son lait avait pro[ maladie à toutes les pe'rsonnes de la maison (Oglesby)

Article 4. — A/fecliota de* mamelles.

MAMuriEs. — Dans les abcès mammaires, l'examen i acopiqne fait constater la présence de globules du pus(fl| reconnaissables à leur contour frangé. Lajoux a trouv 00 cas, la composition suivante, chez un lait de trenti jours ; matières fixes 110,50 -, beurre 16,10 ; lactine E matières albuminoldes 34,27; sels 1,50. L'action dei

198 INFLUENCES PATHOLOGIQIIBS

sur l'enfant est des plus maavaiRes; d'après Boiichtit,il prodes troubles gastro-intestinaux, et souvent des phéno- I morbides plus graves, tels que des ér^EÏpèles et des gangreneux, particulièrement au scrotum, affections les d'amener rapidement la mort.

conséquences ne doivent pas surprendre. Chez six is atteintes d'inflammations superficielles de la mamelle

Fia. S2. — Lait mSIë de pu»

et de colostrum dans les abcès du Bein.

crobe du furoncle.

mamelon (rhagades, excoriations ou abcès superficiels), iricha reconnu cinq fois dans le lait, du cdtë malade, des iesdeSïapAyioeoccMjaifcM». Chez treize puerpérales, en à des accidents d'infection générale plus ou moins grave, me auteur a rencontré constamment, dans la sécrétion ■■ des deux mamelles, des colonies de Slaphylococcut t ou aurcus (fig, 23), et quelquefois ces deux espèces ■s.

MMiTE CONTAGIEUSE DES VACHES. — Bans la mammïtc ^euEe des vaches laitières, le lait se coagule et devient avec une grande rapidité. Kocard et Mollereau l'exaitau microscope, avec un grossissement d'au moins trois diamètres.oDttroQvédansdes préparations coloréesavec rivés de l'aniline, un nombre considérable de chapelets chaînettes (Streptococcus) (fig. 24), parfois extrémcongues, enchevêtrées en tous sens et formant un réseau

MAUMITB CONTAaiBUSB DES VACHES

dont les mailles enferment un grand nombre de leuc< Tima d'autre part, par des fllameuts plus ou moins abo

Fio. £4. — SlrapU>coccuB de la mammite coatagieiue.

de matière muqueuse ou flbrineuse. En règle général chaînettes sont d'autant plus longues et les grains c «imposent paraissent fixer la matière colorante avec d' pins de rapidité et d'énergie, que la lésion de la mamt plus récente. Quand la lésion est déj à ancienne, les cha aoDt moins longues, réduites à un assemblage de siï, I dix grains, et l'on netrouve plus trace de matière muci Deuse, en sorte qne les éléments anatomlques semblent dans le sérum et se répartissent plus uniformément lamelle '.

Ensemencé dans du lait de vache ou de chèvre et ma

> Voy.Macé, Les Sahstancei aUr>ientairt$ étudiées au micr Bnrtoat au point de vue de leurs altéralionB et *de leurs falsiâ

200 INFLUBNGBS PATHOLOGIQUES

à la temn^ratiiTe de l'étuve, le streptocoque d» la Mammite I des vaches menrtrapid»nient,taadisqaeâaDs]a i la Tache on de la chèvre laitdère, U conserTe longs moia, sa végétabilité et sa TÎrulenoe.

grand nombre d'ezamms du lait, dans les mamagieuses, pratiqués suivaat diverses méthodea, Mollereau n'ont jamais rencontra d'antres orgaoe streptococcus. En partieulier, ils n'ont jamai» traces du bacille tabereuleux de Koch. D'aprâ» [■iences, le streptococco» jouerait via-à-vis da it, le mâme rôle que le ferment lactique dont il nt d'égards.

le ce lait pouvait créer on danger pour le consomlurtout pour les enfants en Ihs âge. Soumis à un Laboratoire municipal de Paris, le lait malade j gé mauvais mais non nuisible. Dans leurs eip^ card et MoUerean ont recherché lea effets prodoitaisation des jeunes animaux. Ils ont été aussi amelure que l'usage alimentaire de ce lait altéré ne • aucun danger.

na la vente de ce lait est interdite en Allemagneilaire du 3S janvier 1884.

I OANORENEUBE DBS BREBIS. — Cette affeOtlon,

le vulgaire sous les noms de mal depis, à'araie inflammation gangreneuse de la mamelle observa z les brebis exploitées pour l'obtention du lait, ilade succombe ordinairement en vingt-quatre on lit heures. La mamelle atteinte se gonfle rapivient dure, trds œdémaliée, d'un ronge violacé, douloureuse à la pression. La partie malade se issus sains comme une plaque d'érysipèle. L'en-

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