LAIT SANGLANT
tements prolongés oa rëpëtés à de courtes distances. La déviation menstmelie par les seins déterminera facilement la sécrétion de lait ronge, si la menstruation existe, comme on Tobserve si fréquemment (page 119) durant le cours de la lactation.
3<> Liard signale, comme causes pathologiques de lait rouge, un brusque refroidissement général, des efforts faits pendant on part laborieux, etc. Il faut y ajouter la plupart des inflammations mammaires (mammites, abcès, phlegmons, etc.)
k? Certaines plantes appartenant à la famille des renonculacées ou des polygonées ne peuvent servir sans inconvénients à la nourriture des bestiaux. Les principes actifs qu'ils renferment, déterminent chez les animaux qui les ont absorbés, des hématuries et en même temps la sécrétion d*UD lait rouge. Ces deux formes d'héniorragie doivent être rattachées à la même cause : une altération accidentelle du sang; Vallot, Favre, Villeroy en ont cité des exemples.
Dans d'autres affections beaucoup plus sérieuses comme le charbon, Taltération du sang est indéniable.
P. Gagny, R. ^larchand, Liard et Vernant ont établi positivement qu'on peut voir se produire chez la vache, au début de la lactation, un accident, caractérisé par la cruentation du lait, et disparaissant au bout de quelques semaines, sans que l'animal ait semblé ou semble en éprouver aucune souffrance locale ou générale, actuelle ou consécutive. Peutêtre, est-ce un résultat d'une traite poussée trop loin, analogue à celui observé par Donné chez des ânesses? Parmentier et Dyeux, Tisserant, M. Lanzilloti-Buonsanti, Réveil, et 0. Larcher, partagent ce sentiment.
Quand on songe à la délicatesse des tissus dont se composent chez la femme, l'appareil mammaire et son enveloppe tégu-
land ûD se rappelle que quelquefois, sans autres iable que l'iofluence du molimen mensuel, s, Astley Gooper, John Blrkett, Jules Rouvier.
de Térilables ecchymoses se montrent sous la lu mamelon, on peat être surpris que le lait ne us souvent une teinte rouge chez les nourrices. nr expliquer cette différence de résultat, suffi- ~appeler aussi que l'opération de la traite n'a E la femme (O. Larcher).
ntt du lait rouge jiotlérieurs à la traite. — ^s qui existent de prime abord entre les échan-
rouge, provenant de divers animaux, s'aceenluelques heures après la traite.
:nferme-t-il une ^ble quantité de globules un moment donné, ils suivront les globules s leur migration, et remonteront avec eux à la uide. Le lait contenu dans le vase a perdu alors liforme. A la partie supérieure existe une zone ariable renfermant la crème colorée par les :uins ; au-dessous, est une zone beaucoup plus lée par le lait avec sa couleur normale. La laration est aussi tranchée en pareil cas, que te entre l'huile ou le vin versé goutte à goutte ient contenant déjà de l'eau, iroportion de globules sanguins est beaucoup n observe en outre une troisième zone consti-- ' dépôt partiel au fond du vase. Le même phése produire, si le lait est très pauvre en crèmen de cette troisième zone dépend en somme le la proportion respective des globules sanglobules butyreax.
LAIT SANOLANT
L'origine évidente de 1* coloration, est toujours constater. Il suffit de pratiquer un examen microi [war reconnaître la présence des ^lobnlea sanguins.
Valeur du lait rouge pour Calimentation. — Q il penaer du lait ronge dant l'allaitement ?
Dnpout, de Bordeaux, le regarde non seulement impropre à l'aUmenUtion, mais encore comme caj déterminer, du cOté des Toies digestives, divers a plus ou moins graves. Dans un cas de Vernant, un an quatrième jour du vdlage ayant fourni du lait r Teau, jusque-là bien portant monrut le lendemain.
Par contre, dans l'observation de R. Marchand, absorbait le ronge sans répugnance et ledigérait parfa bien que les caractères et la compogition de ce lait difl d'une manière remarquable du lait ordinaire. Huian ont aussi vu consommer un pareil lait sans inco: ponrles veaux. Dans le cas observé parP. Cagn; attaché derrière sa mère, a pu en dépit des rec dations faites pour qu'on l'en empéchAt ia teter lil dès le jour de sa naissance, et pourtant quinze Joai l'animal était très fort et vigoureux, plus développi le Boot habituellement lee animaux de la même es même âge.
Gagny est porté Îl regarder ce lait comme supéi lait ordinaire, et pouvant comme tonique, rendre di services dans lee afTections de l'espèce humaine.
La confusion inévitable apportée dans un sujet a portant par la lecture des observations précédentes, uniquement du défant de précision dans ces diver l'étiologie du lait ronge.
Pour ma part, suivant les faits particuliers, je coi
OU proscrirai l'absorption du lait rouge. Rien de plus facile à comprendre.
Mettant à part la répugnance que peut causer à un adulte l'absorption d'un pareil lait, dont nous n'ayons pas à tenir compte cbez le nourrisson ; je regarde, et je crois ôtre logique en défendant cette opinion, les propriétés utiles ou délétères du lait rouge sont en rapport direct de celles du sang quHl renferme.
Si le sang provient d'un traumatisme simple, non accompagné d'inflammation, le lait ne saurait être nuisible. Pourquoi en serait-il autrement? On voit bien dans l'espèce humaine, si le mamelon de la nourrice est affecté de gerçures peu profondes, la succion du nourrisson faire l'offîce de ventouse, et provoquer l'issue de quantités variables de sang qui est avalé avec le lait. Ce sang n'est pas entièrement digéré et se retrouve en partie dans les selles. Où est le mal?
Si le lait rouge apparaît au moment des règles, il peut être nuisible. Dans ce dernier cas, ses propriétés mauvaises ne résultent pas de la présence de globules sanguins, mais seulement, de ce qu'une fluxion trop intense des organes mammaires a vicié la sécrétion lactée (page 121).
Toutes les fois, enfin, que la sécrétion d'un lait rouge est le résultat d*une inflammation mammaire et d'une altération du sang à la suite d'intoxication ou d'affection générale, il me parait beaucoup plus prudent de proscrire son usage dans l'allaitement.
En Allemagne, la vente de lait rouge est interdite par la circulaire du 28janvier 1884. Même prohibition a été portée en Italie, par la loi de surveillance des aliments du 3 août 1800.
SECONDE SECTIO?
UIIUFICATIONS DU LAIT AU CWiïACT K L'A