OVIDE, BOUVREUIL
OVIDE
Oh? tons avez îît une belle femme I... Elle e*t belle femme, et «•Ile est bniine fMnftml En v’Ii de !» rh.inre! quel amour de tante que ça va nie faire! .. Comment que vous avez pris une cune femuiti comme ça, tnVtfiique ?
BÜUVHEUIL.
Eb benl où est le mal?... je n’ai que vingt ans do plus qu'elle.
OVIDE
C'est ça, vous étiez de la conscription quand elle est venue au monde.
BOUVREUIL
Parlons d’autre cho«e\.. (A lui même.) Je ne sais pas si j'ai la berlue, mais tout à l’heure, à travers b claire-voie du grand fins, il m'a semblé voir noire malade courir comme un daim..» faut prenJre mes précautions.
ovidë. lui frappant tur le bras.
Acoutez donc, ui’u ouque,ac»i>trx doue... Vous me dites comme ça, parlonVd’aulre chose, cl mus parlez b vous tout seul. Bouvreuil.
Fais-moi le plaisir d'ouviir tes deux oreilles, et retiens tout ce que je vas te dire.
OVIDE
J'perds pas un mot, m’n'onquc.
BOUVREITIL.
Tous les jours, tu te lèveras à six heures du matin.
OVIDR.
Ça y est.
BOUVREUIL
Tu seras chargé particulièrement de surveiller mes ànes&cs*
OVIDE
Ça y est encore.
bouvreuil.
Et puis, je te le dis entre n»us, tu auras l’œil 6ur ma femme..
OVIDE
Oli I ça, ça me va.
bouvreuil.
Je n’ai pas à me plaindre d’elle. Dieu merci! j’ai confiance ; nais, je serai bien aise, quaud je ne suis pas là, que lu lut tienne» compagnie.
Ça me va.
BOUVREUIL
La nuit, tn coucheras dans l’éublû... mais, le matin, comme mme levant, je laisse Baptisiiuc toute seule, tu garderas la porte de notre chambre.
OVIDE
Ça me va, ça me va, ça me va!
BOUVREUIL
Et si je suis content de toi...
OVIDE
Vous le serez, m'u’ohqor, je ue vous dis que ça, vous le sereE*
BOUVREUIL
11 faut que je te dise aussi qu» nous avons un pensionnaire.
OVIDE
Qu’cst-cc que c'est que ça, on pensionnaire?
BOUVREUIL
Un jeune homme qui est malade et qui demeure chez nous, t our boire de nuire bit, et pour guérir...
OVIDR.
Ah I oui, je saisis, c'est un jeune homme qui est en sevrage.
BOUVREUIL
Ai* : Remonte de Guido et Gintvra.
C’lut— la, partout il faudra l’gjirrt.
C’est dit, mon onde; il n’boug’ra pas,
Que de mon côté je h 'fasse un pas.
BOUVREUIL
El prés de ta tnm', s’il se livre A quelqu' propus d'amant transi...
OVIDE
C'qui dira, je ('saurai ounm' lui !
Je ounnalirai juste b» nombre Des gros soupirs qu'il pouvrra ;
Fl suri» brun*, par un temps sombre.
Prés d la miilsrt», quand il lùura, \
Si von* apercevez sou ombre,
Vous pourrez dit’ que je suis là ! jk'i)
Je n’k quilfrai pis |d.i<. que son ombre, (kL .
Je s'rai son corps, je s’rai sou ombre,
Et j espér’ que ça marchera t
LE LAIT D’ÀNBSSE.
flcirwr* x.