‹ Le lait d'anesse, comedievaudeville en 1 acteChapitre 17 sur 32 · LE LAIT D’ AÎNESSE · texte numérisé non relu

LE LAIT D’ AÎNESSE

dame Belami cassait des morceau* de sucre et qu’elle rendait de l'eau chaude, place du Panthéon, j’ai flâné autour de son comptoir, c’est vrai... ses trois mille livres de rente, cinq pour cent, méritent des égards... je le proclame... mars, il y a ici uuo astre femme... une autre femme, sou amie intime...

BAPTISTINE

Comment ! moi? — Ali ! par exemple !... puisque je sois mariée, et que vous allez vous marier aussi... c f te bêtise I Camion, à pari.

Elle a parlé I bécasse, va ! [Haut. ) Eh bien ! oui, puisque vou 9 le savez, je l'avoue... j’ai juré, je me suis engagé 6ur l'honneur; mais, dites un mot, 0 Uaptisiinc 3 dites un seul mot, et je me fais un devoir de manquer à loua mes serments.

sciitfx xiii.

LES MÊMES, OVIDE, il a reprit set habits de malade *.

OVIDE, qui a entendu tes derniers mots, d pari.

Ah !... ^

BAPTISTINE

T pensez-vous?

Je ne vous demande qu'un mut, un mot ou deux..*

BAPTISTINE

Oh ! ce n'est pas assez.

oviDi, d pari.

Heio!

BAPTISTINE

Je vous en dois au moins quatre ou cinq.

CAMION

Je vous écoute, ma reine.

BAPTISTINE

Les voici : Faites publier le second ban.

ovide. d port.

Distancé, l’Esculape! [Il ionise).

Camion, d part.

Mon malade! nue le diable IVnqoile ! [Haut.) Comment! vous vous éics donné la peine de descendre : j'allais monter chez vous, mon cher ami **.

ovide, d part.

Mon cher ami!... je l’ai en horreur!... (J7mr/.) Mon cher ami... vous m’avez envoyo une espèce de brute qui m’a parlé charabia.

BAPTISTINE

C'est mon neveu.

Voyons, voyons, puisque vous voilà, une petite consultation... ; montrez la langue...

OVIDE

Devant madame?

CAMION

Eh ! oui, qu’importe ? {Onde me/ sa main devant sa joue pour se cacher d /iaptistine.)

CAMION

Pas mal !... pas mal !... [Il lui prend le bras pour lui tâter le pouls: pendant ee mouvement, Ovide lui tire la langue en lui fai- «n t une affreuse grimace.) Eh ! mais, c'est singulier!... Il y a du mieux, beaucoup de mieux... je n’y conçois rien!

BAPTISTINE, ’d part.

Quel bonheur!

CAMION

Les pulsations sont vives, régulières... on dirait que vous avez repris un peu de forces.

ovide, d part.

Je crois bien I la soupe aux choux !

camion, d part.

Cest qu'il va très-bien, le malheureux !. .. [Changeant de ton.) S’il n’était pas malade!... Si, de son côté, le drôle avait des idées !... [Il regarde JJaptisline.) Ça inc contrarie de les laisser ensemble.

ovide.

Ah ! j'oubliais, mon cher docteur... votre domestique vous attend à la porte, avec votre cheval tout sellé, tout bridé, il dit qoe si vous voulez être à Mcudun avant la nuit, vous n’avez pas an moment à perdre.

CAMION

J’y vais, j*y vais : donnez-moi le bras; je vous reconduirai en même temps a votre pavillon, mon cher malade.

OVIDE

Non, j'aime mieux rester ici, mon cher docteur. [Il eo s'asseoir

i tmukt.y.

camion, d part.

Comme il la regarde!... je suis compromis!... horriblement compromis!... Allons, je n’irai pas à Meudon... et quand elfe sera tcnJe, à la nuit tombante... je tombe icil

baptistine, qui a été prendre au fond le mante au de Camion. Voilà votre manteau.

Bien obligé.

CAMION

ENSEMBLE

Ata : ï'aUe de Sir a use.

(À pari.)

Amoureux et docteur.

Quel tourment pour mon coeur]

Qu’ils s'arrangent là-bas,

Ma foi! je n'irai pas!

On m'attend* Mcu<ioi.

Mais je risque un affront ;

Oii peut bien, c est t crtaln.

Guérir sans médecin.

OVIDE r.T BAPTISTIRB.

Bon voyage, docteur.

( Cher ami de mon cceurf Soulagez la douleur;

Vite, parlez là-bas.

Surtout ne { “"j" | mi Le malade, à Meudon Vous attend... Quel affront I S'il allait, le malin,

Ci^n"'!

(Camion sort par le fond.)

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