A) LE LAIT SEC DANS LES TROUBLES DYSPEPSIQUES LÉGERS
Dans les cas si nombreux de troubles digestifs légers, inappétence, hoquet habituel, vomissements sporadiques, selles liquides, grumeleuses ou glaireuses, dans les cas de grastrospasme dans lésion organique du pylore, i| n'est pas douteux que le lait sec se comporte selon l'expression d'Avr- RAGNET « comme un aliment mieux toléré que les autres, comme un aliment de choix ».
En général ces troubles de dysfonctionnement qui sont dus à une intolérance vis-à-vis du lait de vache ou du lait de femme ou à une insuffisance digestive primitive, sont trés rapidement influencés.
Cette action est d'autant plus nette que le fait de reprendre l'alimentation antérieure a pour conséquence de
déclencher à nouveau les troubles dyspeptiques. Les hypo-
trophies sont également trés bien influencées comme on a pu s’en rendre compte & la lecture de nos observations, nombre de courbes restées stationnaires malgré toutes les tentatives n’ont vraiment augmenté que grâce au lait sec. On a vu souvent des augmentations supérieures à la normale, surtout si on emploie des doses plus fortes que celles habituellement prescrites. Nous y reviendrons au chapitre posologie.
Il découle de l'examen des faits que le lait sec apparait comme un aliment exceptionnellement bien supporté, puisqu'il obtient des résultats favorables dans les cas de dyspepsie grave.
On pourrait objecter que ces résultats peuvent être obtenus avec certains autres aliments employés en diététique infantile tels que le babeurre, certains laits humanisés, . sans oublier le simple lait concentré.
Le bien fondé de l’objection est évident. Il faut cependant faire remarquer que certains expérimentateurs, peu convaincus des bons effets du lait sec, n’ont fait porter leurs essais que sur des cas graves, sur lesquels avaient échoué tous les autres aliments. Le lait sec fut aussijemployé en désespoir de cause sur des cas rebelles à tout traitement ce qui mettait encore mieux en lumière la valeur de l’aliment.
C'est au cours des diarrhées estivales graves, avec déshydratation intense, mauvais état général, dans les cas connus sous le nom de choléra infantile, que l’on peut le mieux juger la réelle efficacité du lait sec.