‹ Le langage des fleurs (volume 2)Chapitre 40 sur 192 · BIENFAISANCE · texte numérisé non relu

BIENFAISANCE

Emblème de la bienfaisance, la guimauve est l’amie du pauvre. Elle croît naturellement le long du ruisseau qui le désaltère et autour de la cabane qu’il habite; mais elle se prête à la culture, et on voit quelquefois ses tiges modestes

ÉTÉ

se mêler aux fleurs de nos jardins. OTe n’a m amertume ni rudesse, son aspect est agréable et doux; ses fleurs, d’uo rose charmant, s’harmonisent avec ses feuilles et ses tiges, qui, comme elles, sont recouvertes d’un duvet argenté et soyeux. Elle flatte également par sa douceur et l’œil qui la regarde et la main qui la touche. Ses fleurs, ses tiges, ses feuilles et sa racine, tout en elle est bienfaisant. On compose de ses différents sucs des sirops, des pastilles et des pâtes aussi excellents au goût que favorables à la santé. Le voyageur égaré a quelquefois trouvé dans sa racine un aliment sain et substantiel. Il ne faut que regarder à ses pieds pour trouver dans toute la nature des preuves d’amour et de prévoyance. Mais cette tendre mère a souvent caché, dans les plantes comme dans les hommes, les plus grandes vertus sous la plus modeste apparence.

ADONIDE

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